Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé, mercredi 4 décembre, l'octroi à la Grèce d'une aide de 767 millions d'euros qui proviennent des profits réalisés par les banques centrales des Dix-neuf lors de l'acquisition de titres de dette publique grecque au plus fort de la crise de la dette souveraine (opérations SMP et ANFA).
Prévue lors de l'accord de juin 2018 sur la finalisation du 3e plan de sauvetage grec (EUROPE 12046/1), une telle décision a été possible après la constatation par les créanciers d'Athènes que la Grèce a respecté ses engagements budgétaires en 2019 et s'est engagée à faire de même en 2020 en maintenant un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) supérieur à 3,5% du PIB.
Répondant à une requête grecque, l'Eurogroupe donne son feu vert pour que des travaux techniques soient réalisés, afin que l'enveloppe serve à payer le service de la dette ou au financement d'investissements mutuellement agréés entre Athènes et ses créanciers.
L'Eurogroupe demande aux autorités grecques de poursuivre, voire d'accélérer les réformes et les mesures de normalisation agréées, telles que la réduction des arriérés de paiement du service public, les privatisations et la suppression rapide des garanties financières étatiques. Il salue l'engagement du nouveau gouvernement à ne pas poursuivre le programme de protection des résidences immobilières principales après le printemps 2020.
Voir le communiqué de l'Eurogroupe : http://bit.ly/2Lp0Pkt (Mathieu Bion)