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Bulletin Quotidien Europe N° 12383
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POLITIQUES SECTORIELLES / CohÉsion

La CRPM inquiète des propositions budgétaires post-2020 de la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE

Les nouvelles propositions de la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE dans le cadre de la « boîte de négociation » (‘négociation box’) sur le prochain cadre financier pluriannuel 2021-2027, qui prévoient des coupes budgétaires importantes dans la quasi-intégralité des programmes et fonds européens, inquiètent au plus haut point au sein de la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM), comme l'indique une analyse publiée mardi 3 décembre.

D’une manière générale, la CRPM déplore la proposition finlandaise de ramener le budget européen à 1,07% du RNB de l’Union), soit 1 087 milliards d'euros en crédits pour engagement (EUROPE 12381/1), alors que la Commission européenne proposait 1,114% du RNB. Pour l’organisation, seul un budget correspondant à 1,3% du RNB de l’UE peut répondre aux objectifs poursuivis pour la décennie à venir.

Cette réduction globale se traduit en toute logique par des arbitrages entre les différent(e)s politiques et programmes européens, qui ne sont pas du goût de la CRPM, notamment concernant les coupes budgétaires drastiques pour le pilier 'Transports' du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), soit 30% par rapport à la proposition de la Commission européenne.

Par ailleurs, la CRPM dénonce les réductions suggérées par la Présidence pour l’objectif dédié à l’investissement pour l’emploi et la croissance de 2,8% par rapport à la proposition de la Commission européenne, mais aussi le devenir de la cinquième composante ‘investissements interrégionaux dans l’innovation’ dans le règlement dédié à la coopération territoriale européenne, dont la dotation passerait de 970 à 500 millions d’euros.

Coupes budgétaires pour toutes les catégories de régions. Plus inattendu, la Présidence finlandaise suggère des coupes pour toutes les catégories de régions : les plus développées (-2,8%), en transition (-6,3%) et les moins développées (-1,8%) dans le domaine de l’emploi et de la croissance. Certains y voient une manœuvre de la Présidence finlandaise.

En avançant une proposition qui provoquera très certainement le rejet des États membres bénéficiaires, la Présidence chercherait à forcer les États contributeurs (notamment ceux qui veulent des coupes dans la politique de cohésion, notamment les quatre les plus réticents à payer) à céder sur la dotation des régions les plus développées et en transition, pour les transférer vers les régions les plus pauvres.

Pour consulter l’intégralité de l’analyse : http://bit.ly/34Kvq3D (Pascal Hansens)

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