À l’heure où nous mettons sous presse, les ministres des Transports des États membres de l'Union européenne ne sont pas encore parvenus à un accord politique (‘orientation générale’) concernant la révision de la directive sur les redevances d’utilisation des infrastructures routières (1999/62/CE), dite directive ‘eurovignettes’.
Devant l’opposition au texte exprimée par certains États membres (l'Allemagne, le Luxembourg, la Suède et les Pays-Bas) au cours d’un premier tour de table, Sanna Marin, la ministre finlandaise des Transports, qui présidait la séance, a ainsi décidé de reporter à plus tard dans la soirée la décision d’adopter ou non une orientation générale.
Si, à quatre, ces pays ne constituent pas une minorité de blocage, l’incertitude demeurait, étant donné que la Croatie et le Royaume-Uni ne se sont pas exprimés (la première en raison du fait qu’il s’agit du prochain pays qui présidera le Conseil de l’UE et le second pour cause de Brexit). Or, selon des informations recueillies par EUROPE, le Royaume-Uni pourrait s’opposer au texte. Par conséquent, si la Croatie décidait d’en faire de même, la majorité qualifiée requise (65% des États membres représentant au moins 55% de la population de l’Union européenne) ne serait pas atteinte.
En outre, certains pays ayant soutenu le texte ont néanmoins exprimé de sérieuses réserves. Il s’agit notamment de l’Italie, de la Grèce et de Chypre. EUROPE y reviendra. (Damien Genicot)