Certains États membres (France, Irlande, Espagne, Royaume-Uni, Belgique et Portugal) ont « fait plus de bruit que d'autres en poussant pour que les niveaux de captures soient fixés à des niveaux supérieurs aux recommandations scientifiques », déplore l’organisation ClientEarth, dans un rapport publié jeudi 14 novembre sur les progrès réalisés en matière de gestion des stocks selon le rendement maximal durable (RMD).
Selon ClientEarth, qui estime que les progrès sont trop lents pour atteindre le RMD d’ici 2020 en matière de gestion des stocks de poissons, les revendications socioéconomiques des pays cités ne sont pas fondées sur des preuves convaincantes.
Le rapport montre qu’un an avant la date limite de 2020 pour l’atteinte du RMD, 64% des totaux admissibles de captures (TAC) de 2019 pour les stocks évalués reposent sur des avis scientifiques, contre 15% seulement pour les stocks avec des ‘avis de précaution’.
Enfin, ClientEarth dénonce « le manque continu de transparence et de responsabilité dans le processus d'établissement du TAC » par les ministres européens de la Pêche, ce qui empêche la société civile de suivre et de s’engager correctement dans le processus et « aide les ministres à établir des TAC non durables derrière des portes closes » (EUROPE 12359/10).
Le Conseil 'Pêche' fixera les quotas pour 2020 (Atlantique, Manche, mer du Nord) en décembre (EUROPE 12356/17). Lien vers le rapport de ClientEarth : http://bit.ly/2CNOhOJ (Lionel Changeur)