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Bulletin Quotidien Europe N° 12363
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

L'UE et sept autres parties sont les seules à avoir des NDCs suffisantes pour ralentir le réchauffement d'ici 2030, selon une étude

Environ trois quarts des 184 engagements (NDC) au titre de l’Accord de Paris sur le climat sont insuffisants pour stopper l’accélération du changement climatique dans les dix ans qui viennent, mais l'UE et quelques pays feraient figure d'exception, selon une étude publiée mardi 5 novembre.

Cette étude, intitulée 'The truth behind the Climate Pedges' et réalisée par des scientifiques du GIEC, postule que, pour ralentir le réchauffement mondial, il faut une réduction de 50% des émissions mondiales d'ici à 2030.

36 NDC seulement sont jugées suffisantes, car elles visent une réduction des émissions d'au moins 40% d'ici à 2030. C'est le cas pour l'UE, troisième émetteur au monde de gaz à effet de serre (9%) et de CO2 (10%). Certains de ses États membres comptent parmi les économies les plus riches au monde et certains pays sont encore dépendants des combustibles fossiles pour leur production d’électricité et de chaleur : les plus gros émetteurs de CO2 en 2017 étaient l’Allemagne (22%), le Royaume-Uni (10,7%), l’Italie (10%), la Pologne (9,6%) et la France (9,3%).

L'étude considère que les mesures législatives contraignantes adoptées par l'UE, si elles étaient mises en œuvre, devraient conduire à réduire les émissions de 58% d’ici 2030 par rapport à 1990.

L'offre de la Chine, premier émetteur (26,8% des émissions mondiales) et de l'Inde (7%) sont jugées insuffisantes. Celle des États-Unis (une réduction de 26-28% d'ici à 2025) est dans les limbes. La Russie n'a pas encore soumis de NDC.

152 autres engagements émanent de pays totalisant ensemble 32,5% des émissions mondiales. Sur ce nombre, 127 (près de 70%) ont soumis des plans conditionnels pour la réduction de leurs émissions. Ces plans sont subordonnés à l’obtention d'assistance technique et de financements (100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 et au-delà, promis par les pays industrialisés).

Mais sur 38 pays ayant conditionné à 100% leur plan à l'aide internationale, 5 sont à hauts revenus (les Bahamas, la Barbade, Oman, Saint Kitts et Nevis et les Seychelles).

Pour consulter l'étude : http://bit.ly/2rgOWpB  (Aminata Niang)

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