La commission de l’agriculture du Parlement européen a recommandé, mardi 5 novembre, l’approbation de l’accord augmentant la part américaine d'un contingent tarifaire de 45 000 tonnes de viande bovine de haute qualité pouvant être importé dans l'UE.
L’avis de la commission de l’agriculture (adopté avec 33 voix pour, 7 contre et 3 abstentions) est destiné à la commission du commerce international du PE, qui se prononcera fin novembre ou début décembre.
En vertu de l'accord, qui permet de mettre fin au différend entre l'UE et les États-Unis sur l'interdiction d'importer de la viande de bœuf traitée aux hormones, le quota d'importation actuel de 45 000 tonnes de viande de bœuf demeurera inchangé, mais la part des États-Unis augmentera progressivement en sept ans, de 18 500 à 35 000 tonnes. Sur les 45 000 tonnes, 35 000 seront attribuées aux États-Unis et les 10 000 restantes aux autres fournisseurs éligibles (Australie, Uruguay et Argentine).
Pour le rapporteur, Herbert Dorfmann (PPE, italien), « il n’y aura pas d’augmentation du volume global de viande de bœuf entrant dans l’Union ». En outre, cet accord avec les États-Unis permettra de protéger les intérêts des parties intéressées de l’Union contre les risques d’un relèvement des droits sur certains produits de l’Union. « Les importations de viande de bœuf traitée aux hormones continueront d'être interdites », a assuré M. Dorfmann. (Lionel Changeur)