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Bulletin Quotidien Europe N° 12363
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L'industrie du gaz et du pétrole doit réduire sa production de 35 % d’ici 2040 pour respecter les objectifs de Paris, selon Carbon Tracker

Afin de respecter les objectifs climatiques internationaux fixés par l’accord de Paris (maintenir la hausse de la température en dessous de 2°C et le plus proche possible de 1,5°C), les grandes compagnies pétrolières et gazières mondiales doivent réduire leur production cumulée (en tant que groupe) de 35% d’ici 2040, prévient un nouveau rapport du groupe de réflexion anglo-saxon Carbon Tracker publié le 1er novembre.

« L’industrie essaie d’avoir le beurre et l’argent du beurre - rassurer les actionnaires et paraître favorable à [l’accord de] Paris, tout en produisant encore plus de combustibles fossiles. Cette analyse montre que, si les entreprises veulent vraiment à la fois atténuer les risques financiers et faire partie de la solution climatique, elles doivent réduire leur production », a ainsi déclaré Mike Coffin, analyste du pétrole et du gaz chez Carbon Tracker et l’un des auteurs du rapport.

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont utilisé le ‘Beyond 2 degrees scenario’ (B2DS) de l’Agence internationale de l’énergie (AEI) en tant que scénario à faible émission carbone de référence et ont ensuite attribué à chaque entreprise un « budget carbone », c’est-à-dire une quantité finie d’émissions, reflétant les limites naturelles de la planète.

Carbon Tracker estime en outre qu’aux taux d’émissions actuels, «  les budgets carbone totaux pour limiter l’augmentation de la température à 1,5°C et 1,75°C seront dépassés dans 13 ans et 24 ans, respectivement ».

De plus, si l’organisation souligne qu’à ce jour, aucune des grandes compagnies pétrolières et gazières n’est sur la bonne voie pour respecter l’accord de Paris d’ici 2040, elle précise également que la situation varie fortement d’une entreprise à l’autre.

Ainsi, alors que ConocoPhillips devrait produire le plus gros effort en réduisant sa production de 85%, Shell ne devrait réduire sa production que de 10%.

ExxonMobil, la plus grande compagnie pétrolière, quant à elle, aurait besoin de diminuer la sienne de 55%. Enfin, la réduction devrait être de 40% dans le cas d’ENI, de 35% pour Chevron et Total et de 25% pour BP.

Pour télécharger le rapport (en anglais) : https://bit.ly/36EjGBg (Damien Genicot)

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