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Bulletin Quotidien Europe N° 12354
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Budget

Les eurodéputés critiquent les pistes finlandaises de compromis sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027

Lors d’un débat sur les résultats du dernier Conseil européen, mardi 22 octobre à Strasbourg, les députés européens ont critiqué les suggestions de la Présidence finlandaise sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027 (EUROPE 12352/1).

Ils ont répété qu’ils subordonnaient l’adoption du prochain CFP à l’instauration de nouvelles ressources propres pour financer le budget de l’UE (EUROPE 12346/10). 

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a déclaré que le volume proposé par la Commission pour le prochain CFP « représente un minimum » (un total de 1,114% du revenu national brut de l’UE à 27). Les propositions de la Présidence finlandaise du Conseil « ne sont pas acceptables. Il est impossible de faire l'Europe avec 1% du revenu national brut de l’UE », a-t-il lancé. Il a rappelé que les jeunes étudiants et les chercheurs avaient besoin de ce CFP. « Nous n’avons pas le droit d'offenser ces partenaires importants simplement parce que nous sommes incapables de parvenir à un accord », a déclaré M. Juncker. 

Manfred Weber (PPE, allemand) a estimé que la proposition de la Présidence finlandaise sur le CFP 2021-2027 constituait « une provocation ». Il a estimé que l’UE devrait libérer de nouveaux fonds. « On ne va pas accepter des baisses de crédits » souhaitées par le Conseil, a-t-il dit. Il a, comme d’autres députés, rappelé que le PE avait un rôle à jouer dans le processus d’adoption du CFP.

Ressources propres. Iratxe García Pérez (S&D, espagnole) a plaidé pour un CFP ambitieux et a répété que le PE ne marquera son accord que si l’UE se dote de nouvelles ressources propres. C’est de cette manière que l’UE pourra financer les nouvelles priorités et préserver des politiques importantes comme la politique agricole commune (PAC), la politique commune de la pêche (PCP) et la cohésion. « Nous n’accepterons rien en dessous de 1,3% du revenu national brut (RNB) de l’UE », a martelé Mme Garcia Perez, en référence au montant proposé par le PE sur le volume total du CFP.

Dacian Cioloș (Renew Europe, roumain) a défendu un « budget fort ». L’enjeu ne devrait pas être uniquement le partage des contributions des États membres ; il faut travailler sur de nouvelles ressources propres et « construire un budget réellement européen », selon lui. 

« Payer toujours plus, obtenir toujours moins » :  c’est de cette manière que Nicolas Bay (ENL, français) a résumé le débat sur le CFP. Il a fustigé les nouvelles taxes (carbone, plastique) évoquées, « avec toujours le même prétexte écologique ».

Margarida Marques (S&D, portugaise) a noté que la majorité des pays de l’UE s’oppose aux propositions de la Finlande. Selon Brando Benifei (S&D, italien), le Conseil européen est divisé sur tous les sujets du CFP.

Si l’accord trouvé manque d'ambition, le PE n’hésitera pas à le rejeter - avaient mis en garde Jan Olbrycht (PPE, polonais) et Younous Omarjee (GUE/NGL, français) (EUROPE 12352/9). (Lionel Changeur) 

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