Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont approuvé, mercredi 25 septembre, de nouvelles sanctions européennes à l'encontre de sept responsables des services de sécurité coupables de tortures et de violations des droits de l'homme sur des manifestants hostiles au régime Maduro.
Cette décision, qui sera formellement entérinée lors d'une réunion ministérielle successive, concrétise les menaces formulées en juillet dernier par l'UE à la lumière du rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet (EUROPE 12297/6), et répond aussi à la demande du Parlement européen (EUROPE 12298/13).
Elle porte à 25 le nombre de personnes visées jusqu'à mi-novembre par une interdiction de voyager et un gel de leurs avoirs dans l'UE (EUROPE 12131/33).
Mais le Coreper aurait reporté l'adoption d'une déclaration spécifique.
Alors que les négociations entre le régime Maduro et l'opposition politique sous l'égide de la Norvège sont au point mort, la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé la tenue d'une conférence internationale sur la crise politique et humanitaire au Venezuela, les 28 et 29 octobre prochains, à Bruxelles (EUROPE 12334/23).
L'Union européenne n'a jamais reconnu la légitimité du deuxième mandat présidentiel de Nicolás Maduro et soutient son opposant politique, le président autoproclamé Juan Guaído. (Mathieu Bion)