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Bulletin Quotidien Europe N° 12297
ACTION EXTÉRIEURE / Venezuela

Les Européens menacent de sanctions les membres de forces de sécurité pour des violations des droits de l’homme

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a prévenu, mardi 16 juillet, que l’Union était prête à prendre des sanctions à l’encontre des forces de l’ordre responsables de tortures ou de violations des droits de l’homme au Venezuela.

« À la lumière de la grave situation signalée » par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, dans un rapport publié le 4 juillet dernier, « l'UE est prête à commencer à appliquer des mesures ciblées à l'encontre des membres des forces de sécurité impliqués dans des actes de torture et autres violations graves des droits de l'homme », a-t-elle annoncé dans une déclaration au nom de l'UE. « La mort tragique du capitaine Acosta Arévalo, alors qu'il était détenu par les forces de sécurité vénézuéliennes, est un exemple frappant de cette détérioration continue de la situation des droits humains », a-t-elle estimé, alors qu’une source européenne a confié à EUROPE, Europapress et l’AFP, que la mort de ce capitaine était « clairement due à la torture ».

Plus généralement, soutenant les conclusions du rapport de Mme Bachelet, qui pointe « de manière claire et détaillée l'ampleur et la gravité des violations des droits de l'homme, l'érosion de l'État de droit et le démantèlement des institutions démocratiques dans le pays », la Haute Représentante a appelé le régime à « mettre immédiatement un terme aux violations généralisées des droits de l'homme » et à coopérer pleinement avec les Nations Unies pour mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport. Elle a précisé que l’UE était prête à aider le Haut-Commissaire.

L'Union pourrait aussi élargir ses sanctions si les négociations en cours dans le cadre des pourparlers d’Oslo « ne débouchent sur aucun résultat concret », a prévenu Mme Mogherini, qualifiant ce processus de « principal moyen de surmonter la crise ».

Elle a donc appelé « à un véritable engagement et à la flexibilité nécessaire pour parvenir d'urgence à un résultat qui permette des élections transparentes et surveillées au niveau international, la réinstitutionnalisation des pouvoirs publics concernés et qui jette les bases de la réconciliation nationale et du redressement économique ».

Selon Mme Mogherini, il est nécessaire de mettre en place une coordination accrue entre tous les acteurs internationaux pour appuyer les travaux. À cet égard, l’UE va poursuivre ses efforts, notamment par l'intermédiaire du groupe de contact international et de son conseiller spécial, Enrique Iglesias, « pour soutenir une voie électorale pacifique en vue de sortir de la crise vénézuélienne ». Les Européens réfléchissent actuellement aux moyens de soutenir le processus d’Oslo et, selon une source européenne, l’UE se tient prête à aider à la mise en œuvre d’un accord, si celui-ci intervient et si les parties la sollicitent.

Mardi 16 juillet, après avoir rencontré les ambassadeurs du Comité politique et de sécurité sur sa récente visite à Caracas, Enrique Iglesias s’est entretenu avec des représentants à haut niveau du groupe de contact international (ICG) réunis à Bruxelles. Selon un communiqué du Service européen pour l’action extérieure, M. Iglesias et les représentants de l’ICG ont discuté des dernières tentatives des groupes de travail dans les domaines électoral et humanitaire. Les participants ont notamment agréé de poursuivre les efforts de diplomatie humanitaire pour faciliter la mise en place et les opérations des acteurs humanitaires dans le pays. Ils ont souligné la nécessité urgente d'accroître le financement humanitaire et de soutenir les efforts en cours pour la coordination des donateurs.

Les participants sont aussi convenus de poursuivre les efforts de communication avec les partenaires internationaux concernés, notamment par la participation de M. Iglesias à la réunion du ‘Groupe de Lima’ à Buenos Aires et à la Conférence internationale sur le Venezuela, le 6 août à Lima, et par des contacts étroits avec les pays de la Communauté caribéenne (Caricom). (Camille-Cerise Gessant)

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