L’Autriche a dressé un premier bilan positif de l’initiative de 2018 en faveur de la production d’hydrogène renouvelable, lors du Conseil 'Énergie' du 24 septembre, à Bruxelles.
Vingt-sept États membres, dont la Suède depuis juillet, deux pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE), la Commission européenne, ainsi qu'une centaine d'entreprises ont soutenu l'initiative 'hydrogène' lancée il y a un an (EUROPE 12098/17).
Les signataires envoient « un signal politique fort en faveur de l'hydrogène renouvelable dans l'ensemble de l'UE », a indiqué le ministre autrichien.
La Commission européenne a souligné le potentiel que revêt l’hydrogène pour la transition énergétique et pour atteindre l’objectif de 32% d’énergie renouvelable. La part des renouvelables dans l’électricité devrait atteindre 55% d’ici 2030 et l’hydrogène a un rôle important à jouer dans ce contexte, a-t-elle indiqué.
Le groupe d’experts de l’hydrogène qu'elle a mis sur pied se réunira en novembre prochain.
Le ministre néerlandais a estimé qu’il fallait collaborer entre États membres sur la production d’hydrogène ‘propre’. Il a appelé la Commission à adopter un plan d’action hydrogène. L’Italie souhaite accélérer la recherche sur les énergies propres pour mieux lutter contre le changement climatique (stockage saisonnier d’énergie).
Pour la Lettonie, l’hydrogène fait partie de la solution. « Nos efforts doivent porter sur l’électrolyse », a estimé le Luxembourg, qui demande de travailler sur le rendement de cette technologie de l’hydrogène. L’Allemagne, quant à elle, a insisté sur le besoin de régler les problèmes de coûts et de pertes d’efficacité.
Le Luxembourg demande une réforme du traité de la Charte de l'Énergie afin de l'aligner sur les objectifs climatiques mondiaux. Il a indiqué que les émissions cumulées de carbone résultant des investissements étrangers dans les énergies fossiles, depuis l’entrée en vigueur de ce traité en 1998, sont équivalentes à environ deux fois le budget carbone de l’UE.
Les États membres ont octroyé à la Commission un mandat en juillet dernier afin de réviser le Traité de la Charte de l'Énergie. Les négociations devraient commencer début 2020. (Lionel Changeur)