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Bulletin Quotidien Europe N° 12284
SÉCURITÉ - DÉFENSE / SÉcuritÉ

Les ministres des Affaires intérieures et des Finances de l'UE se pencheront sur la question des menaces hybrides

Au cours du deuxième semestre 2019, la Présidence finlandaise du Conseil de l'Union européenne organisera deux sessions de discussions sur les menaces hybrides dans des enceintes qui ne sont pas d'habitude en première ligne sur ces questions.

Lors de leur réunion informelle à Helsinki, les ministres des Affaires intérieures, en juillet, puis les ministres des Finances, en septembre, seront en effet confrontés à des scénarios concrets, destinés à leur faire davantage prendre conscience de l'impact de telles menaces sur la sécurité dans l'Union européenne.

Durant notre présidence, les ministres et des experts nationaux « discuteront des menaces hybrides sur la base de scénarios faisant intervenir des menaces hybrides », a indiqué le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, jeudi 27 juin à Helsinki. En temps de crise, on réagit en fonction de la préparation dont on a préalablement bénéficié, a-t-il fait valoir, soulignant l'importance pour des formations ministérielles indirectement concernées de se confronter à de tels scénarios.

Ces discussions politiques auront pour objectif de « renforcer la résilience de l'UE » et permettront d'« envoyer le signal que l'UE renforce ses capacités pour contrer les menaces hybrides », a estimé Maria Ohisalo, ministre des Affaires intérieures.

La future Présidence finlandaise a également l'ambition de convaincre les États membres de la nécessité de mettre sur pied un groupe de travail permanent au Conseil.

Difficiles à définir, les menaces hybrides sont constituées, selon un concept développé dans la sphère occidentale, d'actions coordonnées et synchronisées qui visent délibérément les faiblesses des institutions démocratiques d'un État en employant une combinaison de moyens, en vue d'influencer différentes formes de décisions d'autorités publiques ou lors de processus démocratiques et de miner la confiance du public envers les instances démocratiques. L'avènement des technologies modernes de communication diversifie et amplifie les moyens d'action.

M. Haavisto a cité en exemple les cybermenaces, les interférences dans les processus électoraux, l'exploitation des problèmes migratoires à des fins de radicalisation, la manipulation des réseaux GPS lors d'exercices militaires.

En pointe dans ce domaine, la Finlande accueille, depuis 2017, le Centre européen d'excellence dans la réponse aux menaces hybrides ('European Centre of Excellence for Countering Hybrid Threats'). Basé à Helsinki, ce centre est un réseau d'experts et de praticiens issus de dix-huit États membres (Allemagne, Autriche, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Roumanie, Suède), des États-Unis, du Canada, de la Norvège et du Monténégro. Il est destiné à tester de nouvelles idées et à transmettre de bonnes pratiques dans ce domaine. Il vise à renforcer la coopération entre l'UE et l'OTAN, la Finlande n'étant pas membre de l'Alliance.

Plus d'informations : https://www.hybridcoe.fi/   (Mathieu Bion)

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