Le Conseil de stabilisation et d'association a fait état, jeudi 27 juin, des avancées du processus de préadhésion entre l’UE et le Monténégro, certes positives, mais qui doivent se poursuivre dans le domaine de l'État de droit.
Le secrétaire d'État des Affaires étrangères du Monténégro, Zoran Janković, a réitéré que « le processus d'intégration à l'UE est la priorité absolue de la politique étrangère » de son pays. Il a indiqué que les travaux en vue d'ouvrir le chapitre 8 sur la concurrence avaient débuté.
Il s'agit du dernier chapitre d'adhésion que le pays doit ouvrir. Depuis le dernier Conseil d'association, le 25 juin 2018, le pays a en effet ouvert le chapitre 17 dédié à la politique économique et monétaire (EUROPE 12049/3) et le chapitre 27 concernant l’environnement.
La directrice de la DG 'Politique européenne de voisinage et négociations d'élargissement' (DG Near) de la Commission européenne pour les Balkans occidentaux, Genoveva Ruiz Calavera, a, quant à elle, insisté sur le renforcement de l’État de droit dans le pays, et a rappelé la nécessité de redoubler d'efforts dans les domaines essentiels que sont la liberté de la presse, la lutte contre la corruption et le trafic d’êtres humains.
Concernant la crise des partis politiques que traverse le pays, l’UE a plaidé pour une réforme parlementaire avant les prochaines élections.
L'UE est le premier soutien technique et financier du Monténégro. Les fonds de préadhésion pour la période 2014-2020 pour le Monténégro avoisinent les 300 millions d'euros. (Martin Molko, stagiaire)