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Bulletin Quotidien Europe N° 12284
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POLITIQUES SECTORIELLES / Industrie

L’ACEA souhaite que les États membres harmonisent davantage les incitants en faveur des véhicules moins polluants

Il est nécessaire que les États membres adoptent une approche plus cohérente en matière d’incitants en faveur des véhicules moins polluants, a estimé le Secrétaire général de l’Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), Erik Jonnaert, jeudi 27 juin, lors de la présentation à la presse d'un guide contenant les dernières données de l'industrie automobile européenne.

Selon M. Jonnaert, les avantages octroyés pour stimuler la demande de véhicules moins polluants varient fort d’un pays à l’autre et cela constituerait l’une des causes de la lenteur de la transition vers des véhicules plus propres. « Aujourd’hui, selon le pays où vous vivez, vous obtenez de meilleurs avantages ou des avantages moins intéressants », a-t-il ainsi regretté.

Il a donc appelé les gouvernements nationaux à faire en sorte que les incitations aux consommateurs en faveur de ces véhicules soient « fortes, durables et cohérentes », tout en précisant que le fait de chercher à influencer les comportements d’achat des citoyens ne relevait pas de la compétence de l’Union européenne, mais bien de la responsabilité des gouvernements nationaux

Et d’insister : « En Europe, nous devons adopter une approche plus cohérente pour faire en sorte que tous les consommateurs, tous les citoyens européens puissent avoir accès à ces véhicules dans les mêmes conditions ». 

Afin « d'assurer une certaine cohérence dans les avantages qu'ils mettent en place », M. Jonnaert a alors encouragé tous les États membres à apprendre les uns des autres en échangeant leurs bonnes pratiques existantes, citant la Norvège et les Pays-Bas en exemples. 

En outre, M. Jonnaert a souligné la nécessité de davantage de « clarté sur les investissements dans les infrastructures de recharge [des véhicules électriques] », un élément qui influence également les comportements d'achat et qui fait, selon lui, encore défaut. À son sens, les citoyens n’ont en effet pas encore suffisamment confiance dans les véhicules électriques, en particulier concernant leur autonomie et les moyens disponibles pour les recharger.

Finalement, il a reconnu que les constructeurs automobiles avaient également un rôle à jouer, puisque le prix influence grandement la décision d’acheter ou non un véhicule moins polluant. Sur ce point, il dit s’attendre à une diminution du coût des batteries et donc, du prix des véhicules électriques, grâce aux économies d’échelle engendrées par l’augmentation du volume de production.

Consulter le guide de l'industrie automobile européenne 2019-2020 : https://bit.ly/2RFm6bn  (Damien Genicot - stage)

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