Si elle n'exclut d'agir à terme sur la désinformation, la Commission européenne a laissé entendre, mardi 9 avril, qu'elle n'envisageait aucune action réglementaire sur l'encadrement de la publicité politique.
Ces propos font suite à la décision de Facebook d'interdire, à l'avenir, les campagnes des partis politiques dans les pays où ceux-ci n'ont pas de représentants et à ses appels en faveur d'une réglementation accrue de l'Internet. À la surprise générale, le patron du réseau social, Mark Zuckerberg, avait en effet suggéré, fin mars, de faire évoluer la régulation d'Internet en donnant un rôle plus actif aux gouvernements et aux régulateurs.
Interrogée à ce propos, une source de la Commission a répondu que l'institution avait déjà fait beaucoup avec son paquet de septembre destiné à garantir l'intégrité des élections (EUROPE 12094/6). Elle a d'ailleurs souligné que le réseau de coopération s'était déjà réuni à trois reprises et qu'il comptait aussi se réunir après les élections pour faire le point.
Mais elle a aussi fait savoir que la Commission n'avait pas l'intention de faciliter le travail de Facebook en créant un environnement réglementaire unique, puisque cette compétence relève des États membres. « Je doute qu'en ce qui concerne les publicités politiques dans un contexte électoral, nous puissions avoir un environnement réglementaire unique », a souligné cette source. (Sophie Petitjean)