Une étude commandée par la Commission européenne, rendue publique jeudi 4 avril, montre que, sur la période 2009-2016, la productivité et les revenus des viticulteurs ont globalement augmenté.
Les auteurs de l’étude, qui évalue les mesures de la politique agricole commune (PAC) appliquées à ce secteur du vin, précisent par ailleurs que les viticulteurs transformant leur production ont des revenus significativement plus élevés, mais aussi plus fluctuants, que les viticulteurs qui vendent du raisin non transformé.
Les programmes nationaux d’aide (PNA) ont contribué à l’amélioration des facteurs clés de compétitivité des producteurs de vin de l'UE. En effet, la mesure ‘investissement’ a été largement utilisée par les opérateurs. En outre, la mesure ‘promotion’ a soutenu l'accès des vins de l'UE aux marchés étrangers.
Les règles de l’UE en matière d’étiquetage « favorisent une concurrence loyale sur le marché intérieur de l’UE » tandis que les règles de l'UE sur les pratiques œnologiques ont eu des effets limités sur la compétitivité, peut-on lire dans cette étude.
Dans le secteur vitivinicole, les instruments de l'UE ont soutenu une vaste restructuration et une reconversion de la politique viticole. Cette approche, qui représente plus de la moitié du budget total alloué aux programmes d’appui du secteur, a conduit à une mécanisation importante et à une rentabilité accrue des vignobles, résume l'étude. (Lionel Changeur)