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Bulletin Quotidien Europe N° 12230
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

La Commission se dit prête à aider les pêcheurs de l’UE en cas de Brexit sans accord

La Commission européenne retient comme objectif prioritaire de garantir, après le Brexit, une relation sûre avec le Royaume-Uni et une gestion durable des 100 stocks de poissons partagés, a indiqué, vendredi 5 avril à Bruxelles, le commissaire à la Pêche, Karmenu Vella. 

Il a salué les progrès qui ont permis de parvenir à une gestion durable des stocks de poissons dans les eaux de l'Atlantique et a estimé qu’il fallait conserver et consolider cet héritage précieux. 

Le commissaire a dit qu’il préférait une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l’UE, car cela apporterait des certitudes jusqu’au nouvel accord négocié sur la nouvelle relation entre l’UE et le Royaume-Uni. 

Mais l’UE est prête, en cas de sortie sans accord, qui se traduirait par l’obligation pour les navires de l’UE de quitter les eaux britanniques (et vice versa, le départ de la flotte britannique des eaux de l’UE). Or, ceci se traduirait par des « conséquences économiques négatives » pour les flottes des huit pays (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Irlande, Espagne, Suède et Pays-Bas) qui dépendent le plus des captures de poissons dans les eaux britanniques, a rappelé le commissaire européen. 

Tout d’abord, la Commission dialogue avec ces huit pays pour garantir une « gestion coordonnée » de leur flotte devant quitter les eaux britanniques, pour éviter non seulement une pression de pêche dans d’autres zones, mais encore des conflits dans les eaux, a précisé Karmenu Vella. 

Pour le reste, il a rappelé les deux types de mesures d’urgence adoptées récemment en cas de Brexit sans accord. 

La première est une modification du règlement sur le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), afin de fournir une aide publique pour l’arrêt temporaire des activités de pêche aux pêcheurs et aux opérateurs qui dépendent fortement de l’accès aux eaux du Royaume-Uni et qui sont concernés par une fermeture des eaux du Royaume-Uni. 

La seconde proposition modifie le règlement relatif à la gestion durable des flottes externes. Objectif : garantir que l'Union soit en mesure d'accorder l'accès aux eaux de l'UE aux navires du Royaume-Uni jusqu'à fin 2019, à condition que les navires de l'UE à 27 bénéficient aussi d'un accès réciproque aux eaux britanniques. 

L’accord de retrait. Le préaccord sur le Brexit confirme que, tant qu’il n’y aura pas d’accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni, la pêche restera exclue du champ de l’union douanière. Le Royaume-Uni reprendra le contrôle de ses eaux après le Brexit et il faudra négocier, d’ici juillet 2020, un accord de pêche et des quotas par espèces de poissons. L’accord de retrait ne contient rien sur ces futures relations en matière de pêche, sauf des dispositions sur la période transitoire prévue jusque fin 2020. (Lionel Changeur)

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