Quinze États membres et la Commission européenne ont signé, jeudi 28 mars, un contrat-cadre avec le groupe pharmaceutique Seqirus qui leur assure de meilleures conditions pour la production et la fourniture de vaccins contre la grippe pandémique.
Ils ont ainsi fait usage de la décision 1082/2013/UE sur l'accord de passation conjointe de marchés (EUROPE 11457/8). Cette décision permet à quatre États membres au minimum de s'unir pour réserver une capacité de production contre toutes les menaces transfrontalières graves contre la santé, à savoir les maladies transmissibles (pandémies grippales, grippes saisonnières, sida, etc.), les menaces d'origine chimique ou encore les menaces d'origine environnementale (y compris les risques liés au changement climatique).
La Belgique, la Croatie, Chypre, l'Estonie, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Irlande, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Slovénie, l'Espagne, le Portugal et la Slovaquie ainsi que la Commission européenne vont donc acheter une quantité minimum de vaccins et payer des frais de réservation annuels pour se réserver une capacité de production. Interrogée sur les montants engagés, la Commission européenne n'a pas souhaité répondre invoquant la volonté de Seqirus de ne pas dévoiler les clauses de confidentialité du contrat.
Dans son communiqué de presse, la Commission indique en outre que « des négociations sont en cours avec une autre société pharmaceutique en vue de la signature d'une deuxième série de contrats qui permettront de maximiser la couverture vaccinale en fonction des besoins spécifiques des États membres participants et d'améliorer encore leur préparation à la prochaine pandémie ». (Sophie Petitjean)