Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le parti, Fidesz, est visé par une procédure d’exclusion ou de suspension du Parti populaire européen (PPE), a affirmé qu’il souhaitait se maintenir au sein de la famille chrétienne-démocrate pour la « réformer » de l’intérieur, vendredi 8 mars dans une interview à la radio hongroise Kossuth Rádió.
En revanche, s’il devait en être exclu, M. Orbán chercherait alors à former une alliance avec le parti PiS polonais au pouvoir qui, au sein du Parlement européen, est affilié au groupe conservateur CRE.
S’il s’avère que nous devons commencer quelque chose de nouveau en Europe, « alors évidemment nous négocierons en premier en Pologne », a-t-il affirmé, souhaitant toutefois que sa famille actuelle - le PPE - conserve en son sein des forces 'anti-migration'.
Le dirigeant hongrois sera en Pologne ce week-end dans le cadre d’un événement lié à l’OTAN.
Au moins douze partis nationaux du PPE ont demandé au président du parti européen, Joseph Daul, l'ouverture d'une procédure d’exclusion ou de suspension du parti Fidesz de M. Orbán. Selon ces partis, par sa campagne 'anti-UE' et 'anti-Juncker', le Premier ministre hongrois a enfreint les valeurs fondamentales sur lesquelles repose le PPE (EUROPE 12207/14). La position qu'adopteront les partis allemands CDU et CSU sera déterminante, lors de discussions internes qui auront lien en amont du sommet européen de printemps. (Solenn Paulic)