Entre 2010 et 2017, la superficie des terres agricoles consacrées à l'agriculture biologique dans les pays de l’UE a augmenté fortement, tandis que les importations ont aussi progressé, selon une note de synthèse publiée jeudi 7 mars par la Commission européenne.
Cette note de synthèse sur la production des produits de l’agriculture et une autre sur les importations montrent que le total des terres agricoles de l'UE réservées aux produits biologiques s'est élevé à 7 %, ce qui représente une hausse de 70 % par rapport à 2009. La moitié de l’agriculture biologique de l’UE est concentrée dans quatre pays : Espagne, Italie, France et Allemagne.
Les ventes au détail ont représenté 34,3 milliards d'euros en 2017. La consommation est alimentée aussi par un secteur d'importation robuste, avec une demande forte en fruits tropicaux et noix biologiques, explique la Commission. Les produits biologiques sont vendus jusqu’à 150 % au-dessus des prix des produits de l’agriculture conventionnelle.
La Commission relève que les rendements de la plupart des fermes biologiques sont inférieurs à ceux en agriculture conventionnelle. L’UE comptait près de 250 000 exploitations biologiques en 2016 et le nombre total d'exploitations biologiques a augmenté : 14 000 nouveaux entrants dans le secteur de l'agriculture biologique entre 2010 et 2017, bien que 10 000 exploitants de ce secteur soient revenus à l'agriculture conventionnelle.
Les importations d'aliments biologiques dans l'UE ont totalisé 3,4 millions de tonnes en 2018, le plus gros fournisseur étant la Chine (415 000 tonnes, soit 12,7 % du marché total). L’Équateur, la République dominicaine, l’Ukraine et la Turquie ont détenu des parts de marché importantes. Les principaux produits importés sont les fruits tropicaux et les noix et les céréales.
La Commission estime que le marché des produits biologiques peut encore prendre de l’ampleur. Afin de satisfaire la hausse de la demande en produits bio, une croissance de la production et des importations est attendue. (Lionel Changeur)