À Washington, où elle rencontrait, mercredi 6 mars, son homologue, Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce, dans le cadre du groupe de travail exécutif, Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce, a plaidé pour un nouveau partenariat commercial transatlantique.
Lors d’un discours prononcé le même jour à la Georgetown Law School, Mme Malmström a rappelé que « le système international, tel que nous le connaissons aujourd'hui, a été construit […] sur une vision américaine ». Elle a souligné le rôle commun des États-Unis et de l’Europe dans la mise en place du système multilatéral, lequel « soutient la croissance mondiale depuis des décennies et a sorti des millions de personnes de la pauvreté ».
La commissaire libérale a donc renouvelé son appel à Washington, pour qu’à nouveau les États-Unis s’associent à l’UE afin d’œuvrer ensemble à relever les nouveaux défis posés à l’ordre économique multilatéral et, en particulier, le modèle économique chinois.
Un programme de travail qui passe par une rénovation de l’Organisation mondiale du commerce, a-t-elle précisé. Saluant certains efforts américains en faveur de cette réforme, la commissaire européenne a dit espérer « que les États-Unis ouvriront à nouveau la voie dans la construction d’institutions mondiales ».
« À présent, je propose que nous lancions ensemble un nouveau projet », a-t-elle déclaré, « le prochain projet transatlantique, qui garantira la stabilité et la prospérité de la prochaine génération ». « Je propose que nous renouvelions notre ordre mondial pour le 21e siècle - avec l'OMC au centre du partenariat transatlantique sur le commerce », a-t-elle ajouté.
Finalement, revenant sur le facteur de déstabilisation posé par le modèle économique chinois à l’ordre multilatéral, elle a également appelé Pékin à s’activer à la recherche de solutions.
Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé, vendredi 8 mars, que les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) continuaient de croître. Depuis fin juillet 2018 et la déclaration commune des présidents Juncker et Trump, ces importations ont augmenté de 181 %. À titre d’exemple, en janvier 2019, les importations se sont montées à 1,3 milliard de mètres cubes, contre 102 millions de mètres cubes en janvier 2018. Avec une part de 12,6 % pour les 6 derniers mois contre 2,3 % avant la déclaration commune, les États-Unis sont le troisième fournisseur de GNL en Europe.
Le premier forum énergétique à haut niveau UE/États-Unis du Conseil de l'Énergie se tiendra le 2 mai 2019 à Bruxelles, a également annoncé la Commission. (Hermine Donceel avec Camille-Cerise Gessant)