Alors que la commission électorale nationale indépendante du Nigéria commençait à proclamer les premiers résultats très serrés du scrutin présidentiel et parlementaire du 23 février, l’UE a appelé, lundi 25 février au soir, au respect des voies légales pour d’éventuelles contestations de ces élections qu’elle a observées.
Ce scrutin, initialement prévu le 16 février, a « subi des retards dans l’ouverture d'un certain nombre de bureaux de vote et a été émaillé de plusieurs incidents violents », rappelle la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué, en exprimant les condoléances de l’UE aux familles et amis des défunts.
La mission d’observation électorale de l'UE, conduite par l’eurodéputée belge Maria Arena (S&D), a noté que « les élections ont été concurrentielles et les candidats ont pu faire campagne librement ». Elle a toutefois relevé un environnement difficile et des lacunes logistiques, et souligné combien il importe d’améliorer l’information publique par la Commission nationale électorale indépendante.
« Il serait important de s’attaquer à ces questions avant les élections prévues le 9 mars », celles du gouverneur et des assemblées des États.
L'UE dit attendre « de tous les partis politiques et de tous les acteurs qu'ils continuent à agir légalement et à résoudre tout différend par le dialogue et les voies de recours disponibles ». L'UE note le rôle constructif joué par les organisations de la société civile dans le processus électoral. (Aminata Niang)