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Bulletin Quotidien Europe N° 12202
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Theresa May se résout à proposer une prolongation des négociations avec l'UE en cas de nouveau rejet de l'accord sur un Brexit ordonné

La dirigeante britannique, Theresa May, a proposé trois options au Parlement britannique, mardi 26 février, pour trouver une solution en vue d'une sortie ordonnée de son pays de l’Union européenne, dont une extension « courte » - jusqu’à « fin juin » - du délai de négociation inscrit à l’article 50 du Traité. 

Cette option, évoquée pour la première fois par Mme May devant les députés britanniques, fait partie des « trois engagements » faits au Parlement britannique, qui votera mercredi 27 février une nouvelle résolution amendée sur le Brexit

À l’issue d’une réunion de son cabinet, la dirigeante britannique s’est concrètement engagée à organiser, mardi 12 mars, un nouveau vote décisif sur l’accord de retrait britannique négocié avec les Vingt-sept. 

En cas de deuxième rejet de l’accord, Mme May soumettra le 13 mars une résolution demandant au Parlement britannique s’il souhaite que le Royaume-Uni sorte de l'UE le 29 mars, comme le prévoit le calendrier de l’article 50, même sans accord avec l’UE. Le Parlement britannique aurait ainsi à donner son consentement explicite à un Brexit sans accord. 

En cas de nouveau rejet de cette option, le gouvernement britannique déposerait alors une autre résolution le 14 mars demandant au Parlement s’il souhaite que le gouvernement requière une « courte extension » de l’article 50, non renouvelable. 

Pour Mme May, toute extension du délai de négociation ne pourrait pas aller au-delà de la fin juin 2019. Sinon, a-t-elle mis en garde, le pays serait obligé de participer aux élections européennes, le Parlement européen issu des urnes fin mai devant tenir sa session constitutive le 2 juillet. 

Quel signal la convocation d'élections européennes au Royaume-Uni enverrait-elle aux 17 millions de Britanniques ayant voté en 2016 pour quitter l’UE ?, s'est-elle interrogé. 

 Mme May a d’ailleurs redit mardi sa préférence pour un retrait britannique le 29 mars sur la base de l’accord qu’elle s’attèle à mieux expliciter avec ses partenaires européens, notamment sur la question de la frontière irlandaise. Car une extension du délai de l’article 50 n’exclut pas, selon elle, le risque d’un Brexit sans accord. 

La veille, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait estimé qu'une extension du délai de négociation était la solution la plus « rationnelle » (EUROPE 12201). Pour les Vingt-sept, cette extension doit être justifiée par les autorités britanniques et aboutir à un résultat acceptable pour l’UE. 

De son côté, le chef du parti Labour, Jeremy Corbyn, avait annoncé, lundi soir, que les travaillistes soumettraient mercredi un amendement demandant à organiser un second référendum populaire « pour empêcher une sortie nuisible » du Royaume-Uni de l’UE. Une démarche que Mme May a raillée, mardi, accusant M. Corbyn de se dédire et de ne pas respecter la parole exprimée par le peuple en juin 2016. (Solenn Paulic)

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