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Bulletin Quotidien Europe N° 12193
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Armes

Les pays membres de l'OTAN réfléchissent à l’après Traité FNI

Les ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN ont discuté, mercredi 13 février, des mesures qu’ils pourraient prendre après la fin du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI ou INF en anglais). Les États-Unis ont lancé, le 2 février, la procédure de retrait du Traité et la Russie a désormais six mois pour se conformer au Traité. 

« L'OTAN évalue actuellement les conséquences de la violation du Traité par la Russie. Je ne préjugerai pas de l'issue de ce processus, mais toutes les mesures que nous prendrons seront défensives, mesurées et coordonnées », a résumé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Il a précisé qu'il y avait un large éventail d'options, notamment conventionnelles, tout en se refusant à spéculer. Pour le secrétaire général, l’enjeu est de trouver l’équilibre entre la fermeté et la prévention d’une nouvelle course à l’armement. Il a ajouté que l’Alliance n’avait pas à répondre en miroir aux actions russes. 

« L'OTAN continuera de maintenir une dissuasion et une défense crédibles et efficaces. Dans le même temps, les Alliés demeurent attachés à une maîtrise efficace des armements, au désarmement et à la non-prolifération », a résumé le secrétaire général de l’Alliance. 

Si M. Stoltenberg a insisté sur le fait que l’OTAN n’avait « pas l'intention de déployer de nouveaux systèmes d'armes nucléaires terrestres en Europe », certains pays membres se sont montrés moins catégoriques. « C'est précisément parce que nous sommes au début de la discussion qu'il est important que nous ne commencions pas à créer des hiérarchies ou à retirer des points particuliers, mais que nous laissions vraiment toute la gamme [de possibilités] sur la table », a déclaré l’Allemande Ursula von der Leyen, en amont des discussions. Pour la ministre, la réponse à la violation du traité doit être « une combinaison sage et équilibrée de mesures » et « il ne s'agit pas seulement de questions purement militaires, mais également de questions économiques et politiques ». 

Le Britannique Gavin Williamson a, lui aussi, estimé qu'il fallait « garder toutes les options ouvertes quant à la meilleure façon de faire face » à la fin du Traité. « Si les Alliés pensent qu'une dissuasion nucléaire accrue est la solution [...], nous devrons alors faire le nécessaire. Pour l'instant, nous sommes déterminés à croire que ce n'est pas nécessaire. Je ne peux pas m'exprimer pour l'avenir », a précisé une source de l’OTAN. 

Tout en réfléchissant à l'après-FNI, les pays membres ne cessent de répéter que l'objectif est que la Russie se remette en conformité avec l'accord « de manière transparence et vérifiable », avant le retrait effectif des États-Unis, le 2 août. Selon une source de l’OTAN, cela signifie détruire les missiles, les lanceurs et les équipements associés. 

M. Stoltenberg, tout comme les pays membres, va donc poursuivre le dialogue avec les Russes. Il a annoncé qu’il espérait rencontrer le ministre russe, Sergueï Lavrov, lors de la conférence de Munich. « Je m’attends à rencontrer le ministre Lavrov à Munich. C’est important d’avoir un dialogue quand on fait face à de si nombreux problèmes comme c’est le cas aujourd’hui […] avec des tensions accrues, avec la violation du Traité FNI », a-t-il annoncé. (Camille-Cerise Gessant)

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