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Bulletin Quotidien Europe N° 12190
POLITIQUES SECTORIELLES / DÉveloppement durable

Les commissions du développement et de l'environnement du PE préparent un rapport conjoint sur la mise en œuvre des ODD

Les députés des commissions du développement et de l’environnement du Parlement européen veulent que l’UE se dote des bons outils pour être chef de file dans la mise en œuvre des objectifs onusiens de développement durable, comme en témoigne le projet de rapport d’initiative conjoint présenté le 7 février à Bruxelles. 

« Nous avons voulu que le Parlement fasse connaître sa position avant les élections européennes et puisse contribuer à la préparation du Forum politique de haut niveau des Nations Unies de septembre et au sommet européen de Sibiu en mai » sur l'avenir de l'UE, a précisé Linda McAvan (S&D, britannique), présidente de la commission du développement. 

Préparé par Eleni Theocharous (CRE, chypriote) et Francesc Gambús (PPE, espagnol), le projet de texte appelle la Commission à identifier clairement les écarts dans toutes les politiques pertinentes pour évaluer ce qui doit être fait en termes de politiques, de législation, de gouvernance et de mise en œuvre, et à soumettre un rapport complet sur ces écarts pour présenter une stratégie globale avant la fin de l’année. 

Cette stratégie devra contenir des indicateurs et des benchmarks. Il faudra aussi une identification et une différenciation claires du niveau de gouvernance auquel les ODD devraient être mis en œuvre, dans le respect du principe de subsidiarité. Il conviendra en outre de se concentrer sur les ODD qui seront examinés cette année - l'éducation de qualité, un travail décent, la croissance, la lutte contre le changement climatique et le renforcement des partenariats. 

Le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a présenté le document de réflexion de la Commission 'Vers une Europe durable à l'horizon 2030' comme une « vision européenne pour l’après-2020 qui se concentre sur les politiques sectorielles » pour guider le travail à venir (EUROPE 12183). « Il faut agir pour éviter des conflits autour des ressources que sont l'eau, l'air », a-t-il prévenu. Selon lui, l'Europe n'a pas à rougir par rapport à d'autres parties du monde, même si « les entreprises semblent mieux préparées que les politiques et davantage disposées à faire changer les choses ». 

Le premier scénario (une vraie stratégie) a ses faveurs, ce dont s'est réjouie Maria Heubuch (Verts/ALE, allemande), car les ODD étant universels, « tout le monde a l'obligation d'agir ». 

La députée a jugé « inacceptable le scénario 3, dans lequel l'UE se contenterait d'observer ce que font les autres plutôt que d'impulser un véritable mouvement ». Frans Timmermans a répondu que si plusieurs scénarios étaient envisagés, « c'est parce que c'est ce qui est débattu dans les États membres. Laissons les États membres nous montrer où ils en sont ! »

L'Américain Jeffrey Sachs a fait observer que « depuis le sommet de Rio (1992) nous n’avons toujours pas infléchi notre trajectoire de façon significative. Qu’il s’agisse des services écosystémiques, des inégalités sociales, dans la plupart des régions du monde, on a sous les yeux un reflet de la puissance des intérêts en présence, de toute la difficulté qu’il y a à agir pour surmonter l’inertie d’un système de 6 à 7 milliards d’habitants, représentant quelque 3 000 milliards de dollars d’activité par an ». 

Mais, selon lui, « sans ambiguïté, ce sont les États de l’UE, et plus généralement les pays européens, qui semblent les plus avancés ». Et de fustiger l'accélération en cours aux États-Unis « pour aller dans la mauvaise direction avec un usage maximal des carburants fossiles et en jouant la carte de la dérégulation ». (Aminata Niang)

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