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Bulletin Quotidien Europe N° 12153
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ACTION EXTÉRIEURE / Afrique

Le fonds fiduciaire d'urgence a le mérite d'être souple, mais ses objectifs doivent être mieux définis, selon la Cour des comptes européenne

Le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a le mérite d’être un outil financier flexible, mais ses objectifs sont trop généraux et sa mise en œuvre comme son suivi pourraient être améliorés, selon un rapport de la Cour des comptes européenne publié mercredi 5 décembre. 

Lancé en novembre 2015 au sommet extraordinaire UE/Afrique de La Valette pour renforcer la stabilité à long terme et s'attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière en provenance d'Afrique (EUROPE 11414), ce fonds fiduciaire est doté de 4,1 milliards d'euros pour financer des activités dans 26 pays répartis dans trois régions (le Sahel et le lac Tchad, la Corne de l'Afrique, l'Afrique du Nord). 

Sur la base d'un audit des projets au Niger et en Libye, la Cour note que, de par sa souplesse, ce fonds a permis d'apporter un soutien dans de nombreux domaines (alimentation, éducation, santé, sécurité, développement durable) en lançant des projets plus rapidement qu'ils ne l'auraient été dans le cadre de l'aide au développement traditionnelle. Cet outil a permis d'accélérer la conclusion des contrats et le versement des avances, selon les auditeurs. 

Autre point positif : la formulation générale des objectifs a permis d'adapter l'aide à la diversité des situations. Cette caractéristique s'avère toutefois être un frein pour orienter l'action dans les trois régions ou mesurer son impact. 

Partant, les auditeurs recommandent à la Commission européenne d’améliorer la qualité des objectifs, de revoir les procédures de sélection des projets et de prendre des mesures pour accélérer la mise en œuvre et améliorer le suivi de ces projets. 

Le rapport note en effet que la Commission n'a pas analysé et chiffré de manière exhaustive les besoins à couvrir, ni précisé à quelles crises le fonds était censé répondre ou défini les moyens mis à sa disposition. Une telle situation limite sa capacité à démontrer que les priorités définies sont les bonnes et que les actions approuvées sont les plus appropriées pour en tenir compte. 

En outre, la mutualisation des ressources et des capacités des donateurs n'est pas encore suffisamment efficace, selon la Cour des comptes. (Aminata Niang)

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