À une confortable majorité (51 voix pour, 10 contre, 3 abstentions), les membres de la commission de l’environnement du Parlement européen ont soutenu, en la durcissant, la proposition de directive présentée en mai dernier pour limiter dans l’UE la consommation de plastiques à usage unique et combattre ainsi le fléau de la pollution des océans.
« Interdire, réduire, taxer, mais aussi remplacer, avertir : les États membres auront le choix des armes, à nous de forcer l’ambition », a déclaré l'eurodéputée belge Frédérique Ries (ADLE), rapporteur pour ce dossier (EUROPE 12083).
Par leurs amendements, les députés ont ajouté à la liste des produits plastiques que les États membres devront interdire (outre les pailles, cotons-tiges, couverts…), les sacs en plastique ultralégers autres que les films pour aliments, les plastiques oxodégradables et les emballages de fast food en polystyrène expansé.
Ces produits devront être interdits d'ici à 2021, estiment les députés.
Ils se sont aussi prononcés pour la collecte séparée de 90 % des bouteilles plastiques à l'horizon 2025, notamment par des systèmes de consigne, en vue de leur recyclage.
Les députés souhaitent que les filtres à cigarettes contenant du plastique soient réduits au minimum de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030, selon le texte voté. La collecte séparée devrait s’appliquer aussi aux ballons et aux serviettes hygiéniques.
Ils ont également préconisé un objectif annuel de collecte d’au moins 20 % des engins de pêche égarés ou abandonnés contenant du plastique, assorti d’un objectif de recyclage d’au moins 15 % pour l’horizon 2025.
Les parlementaires sont en faveur d'un système de responsabilité élargie des producteurs, afin que les entreprises prennent en charge les coûts de la collecte et du traitement de ces déchets.
Le Parlement se prononcera sur ce dossier le 23 octobre prochain lors de la session plénière de Strasbourg. (Aminata Niang)