L’Union européenne a exhorté, mercredi 27 juin, à un dialogue entre le gouvernement des Maldives et l’opposition, à l’occasion de consultations politiques ad hoc entre l’UE et ce pays.
Selon le Service européen pour l’action extérieure, les deux délégations ont abordé la « détérioration continue de la démocratie aux Maldives ».
Lors de la rencontre, « l'UE a réaffirmé qu'il importait que le gouvernement des Maldives et les dirigeants de l'opposition engagent un véritable dialogue pour aborder les questions démocratiques essentielles », précise le communiqué du SEAE, avant d’ajouter : « les partis d'opposition devraient pouvoir jouer leur rôle conformément aux normes démocratiques ». De nombreux membres de l’opposition sont en prison ou en exil.
Les représentants de l’UE - le secrétaire général adjoint du SEAE, Christian Leffler, la directrice générale adjointe pour l'Asie et le Pacifique, Paola Pampaloni, et l'ambassadeur de l'UE au Sri Lanka et aux Maldives, Tung-Lai Margue, ont exhorté à la reprise du « fonctionnement normal » du parlement et de l'appareil judiciaire « conformément à la Constitution » (EUROPE 11955).
Les discussions ont également porté sur « l'importance cruciale d'élections présidentielles crédibles, transparentes et inclusives aux Maldives, tant pour la démocratie dans le pays que pour les relations futures entre l'UE et le gouvernement des Maldives », a précisé le communiqué du SEAE. Les élections présidentielles ont été fixées au 23 septembre. Le président sortant, Abdulla Yameen, sera le grand favori, car ses deux principaux opposants sont soit en exil, soit en prison.
Le 26 février dernier, le Conseil des Affaires étrangères, dans des conclusions, avait menacé le pays de mesures ciblées, si la situation ne s'améliorait pas (EUROPE 11969). De telles sanctions sont actuellement en préparation. (Camille-Cerise Gessant)