La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a dénoncé, jeudi 28 juin, l’annonce du maréchal Khalifa Haftar de faire passer les installations pétrolières contrôlées par ses forces sous le contrôle de la Compagnie nationale du pétrole issue du gouvernement provisoire, et non plus de la Compagnie nationale libyenne du pétrole (CNO).
« Les récentes déclarations appelant à l'approbation des exportations de pétrole des terminaux pétroliers de l'Est par des entités autres que la CNO légitime sont (…) inacceptables », a-t-elle souligné, ajoutant que cela contrevenait aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. « Toute action illégale susceptible de mettre en péril l'industrie pétrolière du pays doit être évitée », a-t-elle prévenu. Selon la porte-parole, l'infrastructure, la production et l'exportation du pétrole doivent rester sous le contrôle « exclusif » de la CNO, toutes les recettes pétrolières étant transférées à la Banque centrale de Libye.
Rappelant que l’UE, comme le reste de la communauté internationale, s’était toujours opposée à toute tentative de vendre ou d'acheter du pétrole libyen en dehors des circuits officiels gérés par la CNO, la porte-parole du SEAE a prévenu que l’UE et ses États membres continueraient de contrer toute tentative de commerce du pétrole libyen en dehors des circuits officiels internationalement reconnus. (Camille-Cerise Gessant)