login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12047
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Wess Mitchell appelle l’Union européenne à l’action

Le secrétaire d'État adjoint pour les Affaires européennes et eurasiennes des États-Unis, Wess Mitchell, a appelé l’Union européenne à être un acteur stratégique face à des menaces sécuritaires, énergétiques et commerciales. « Nous ne pouvons pas continuer à retarder l’action », a-t-il dit. 

Lors de son discours à Carnegie Europe, jeudi 21 juin, M. Mitchell a abordé les principales priorités stratégiques communes avec l’UE, qu’il estime fondamentales pour la préservation de l’Occident. 

Une de ces priorités est l’amélioration des capacités militaires européennes. Le secrétaire d'État adjoint a souligné que tous les efforts dans cette matière doivent être dirigés vers le renforcement de l’OTAN, en évitant les doublons. « La coopération structurée permanente (CSP, ou en anglais PESCO) ne peut garantir la sécurité de l’Europe que si elle est coordonnée et si elle renforce l’OTAN », a-t-il déclaré (voir autre nouvelle). 

M. Mitchell s’est aussi montré inquiet de la dépendance énergétique de l’UE envers la Russie et a affirmé que les États-Unis et l'Union partageaient des inquiétudes sur le projet de gazoduc Nord Stream-2 (EUROPE 11548). Il a, au contraire, exprimé son soutien au Corridor gazier sud et l'interconnexion gazière Grèce-Bulgarie (IGB) (EUROPE 11249). 

En outre, M. Mitchell a justifié les tarifs américains sur l’acier et l’aluminium comme nécessaires pour compenser les déficits commerciaux des États-Unis, qu’il a estimés à 140 milliards de dollars avec l’Europe et à 350 milliards de dollars avec la Chine. Selon lui, cette stratégie a comme but d’éliminer les inégalités du système commercial mondial afin de renforcer les relations transatlantiques. 

Il a exprimé la volonté des États-Unis de travailler avec l’UE pour améliorer l’accès aux marchés, éliminer des tarifs et obstacles règlementaires au commerce et affronter les pratiques injustes de pays tiers. « Nous sommes ouverts à trouver une manière commune d'aborder la question des tarifs sur l’acier et l’aluminium qui permette d’affronter ensemble le problème commun des surcapacités de la Chine », a-t-il dit (voir autre nouvelle). (Carmen García, stage)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
BRÈVES
CORRIGENDA
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit
CALENDRIER