22/06/2018 (Agence Europe) – L'Association des petits exploitants agricoles malaisiens (NASH) a salué le rejet, dans l'accord politique conclu le 13 juin entre le Conseil de l'UE et le Parlement européen sur le projet de directive révisée sur les énergies renouvelables, de l’interdiction des biocarburants à base l’huile de palme, en faveur de laquelle le PE avait initialement plaidé pour 2021. L'accord prévu prévoit l’élimination progressive, à partir de 2023, des biocarburants à fortes émissions, les huiles de palme et de soja étant particulièrement visées. « L'huile de palme continuera à affluer en Europe jusqu’en 2030, peut-être même au-delà », se réjouit-elle, notant que des « formulations vagues », telles qu’« élimination progressive » ne comprennent ni détail ni calendrier ni chiffres ou objectifs (à l’exception de l’horizon de 2030). La Commission européenne doit en effet proposer d’ici 2019 une méthodologie, par le biais d'un acte délégué, pour rendre cette élimination progressive opérationnelle, notamment pour la rendre compatible avec les règles de l’OMC. (EH)