Des eurodéputés de tous groupes politiques ont plaidé, lors d'un débat en session plénière, mercredi 13 juin à Strasbourg, pour une interdiction totale du commerce intérieur de l'ivoire dans l'UE, afin de mettre fin au braconnage des éléphants.
L'UE est le plus grand marché intérieur de l'ivoire dans le monde et elle est aussi le plus grand exportateur d'ivoire légal ; pourtant, l'ivoire issu du braconnage entre souvent sur le marché légal, faisant des éléphants une cible lucrative pour les braconniers, ont-ils souligné face à la Commission européenne qu'ils ont interrogée sur ses plans pour rendre les règles sur le commerce de l'ivoire plus strictes.
Les europutés ont aussi souligné que le braconnage était lié à la corruption, au crime organisé, au financement des groupes armés et à l'assassinat de gardes forestiers.
L'UE a interdit les importations et les exportations d'ivoire depuis et vers l'Asie en 1975 et l'Afrique en 1990. Elle a aussi réglementé strictement le commerce sur son marché.
La Commission a adopté, en mai 2017, des lignes directrices pour encadrer le commerce de l’ivoire dans l’UE et la réexportation de l’ivoire brut, interdite depuis le 1er juillet 2017 (EUROPE 11789).
Mais, contrairement aux États-Unis, à la Chine, à Hong Kong et bientôt au Royaume-Uni, le commerce intérieur de l'ivoire est toujours légal dans l'UE.
Chaque jour, près de 55 éléphants sont tués par des braconniers, tandis que le commerce illicite de l'ivoire a doublé depuis 2007. (Emmanuel Hagry)