Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE réunis en Conseil ont demandé, lundi 28 mai, le renforcement de la coopération avec l’Asie en matière de sécurité.
Selon les conclusions qu’ils ont adoptées, « il existe d'importantes possibilités d'approfondir la coopération », avec les partenaires stratégiques (Chine, Inde, Japon et Corée du Sud), sans pour autant délaisser les autres partenaires.
« Dans chaque cas, il convient de mettre l'accent sur l'obtention de résultats concrets dans le relèvement des défis communs en matière de sécurité, aussi bien en Asie qu'ailleurs (notamment en Afrique et au Moyen-Orient), y compris sur la pleine mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, en faisant de la coopération un processus à double sens », précisent-ils.
Selon les ministres, le dialogue approfondi devrait porter sur la sûreté maritime, la cybersécurité, la lutte contre le terrorisme, les menaces hybrides, la prévention des conflits, la prolifération des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) et le développement d'ordres régionaux fondés sur la coopération. « Il est nécessaire que la coopération en matière de sécurité et de défense de l'UE en Asie et avec l'Asie devienne plus opérationnelle », prévient le Conseil qui estime qu'une coordination plus étroite des activités liées à la sécurité menées par l'UE et les États membres améliorerait leur visibilité et leur impact collectif.
Les ministres mettent aussi en avant un certain nombre de « priorités immédiates » que l’UE devrait développer dans le cadre de la coopération. (Camille-Cerise Gessant)