Les ministres européens des Affaires étrangères ont eu un échange de vues, lundi 28 mai, sur la situation préoccupante en République démocratique du Congo et exprimé le souhait que des élections démocratiques et crédibles aient bien lieu le 23 décembre prochain – un processus que l’UE est prête à accompagner en coordination avec les partenaires internationaux et africains, a indiqué la Haute Représentante, Federica Mogherini, à l’issue de la session du Conseil.
« Nous avons réaffirmé notre coordination avec les Nations Unies et l’Union africaine pour encourager et accompagner le processus électoral », a-t-elle dit à la presse, en insistant sur l’importance de la crédibilité du scrutin pour le respect de ses résultats.
À son arrivée au Conseil, le ministre belge, Didier Reynders, dont le pays avait demandé ce débat (EUROPE 12027), avait formulé l’espoir que l’UE « insiste unanimement sur cette nécessité d’aller vers un processus électoral crédible » qui puisse avoir lieu à la date annoncée, « parce que la situation est préoccupante, au plan humanitaire, sécuritaire et même sur le plan sanitaire avec une crise Ebola qui frappe le pays ».
Même tonalité chez le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, à l’issue de la session. « On garde la ligne pour maintenir la pression. La situation humanitaire est catastrophique. Plus de 10 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire », a-t-il déclaré à EUROPE. Après le report des élections par un président au pouvoir depuis 2001, « on parle maintenant d’élections pour le 23 décembre, mais sans garantie », a fait observer M. Asselborn. (Aminata Niang)