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Bulletin Quotidien Europe N° 12028
ACTION EXTÉRIEURE / Acp

Accord post-Cotonou, l'UE se donne «quelques jours» de plus pour s'accorder sur un mandat de négociation

Les ministres européens des Affaires étrangères n'ont pas pu procéder, lundi 28 mai, à l'adoption du mandat de négociation de l'UE pour le cadre futur des relations entre l'UE et les 79 pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique), à l'expiration de l'Accord de Cotonou le 20 février 2020. 

Et pour cause : les ambassadeurs des Vingt-huit auprès de l'UE (Coreper) n'étaient pas parvenus, le matin même, à trouver un compromis sur le chapitre 'Migration' qui puisse accommoder les exigences de la Hongrie et être acceptable par tous (EUROPE 12027, 12026). Sans autre discussion, le Conseil de l'UE a donc simplement donné mandat au Coreper de poursuivre ses travaux. 

« Nous avions envisagé un point post-Cotonou à l'agenda pour adoption du mandat de négociation en partant de l'hypothèse que les ambassadeurs auraient terminé leur travail. Ce ne fut pas le cas. Il faudra encore peaufiner les termes du mandat, mais tous les États membres ont affiché leur volonté d'aller de l'avant. Nous avons donné mandat aux ambassadeurs de finaliser le texte dans les prochains jours », a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini. Celle-ci a tenu à se déclarer « très confiante » quant à la possibilité de s'accorder sur « la formulation » de compromis sur la migration, d'autant que le reste du projet de mandat fait l'objet d'un large consensus. 

Si le Comité des représentants permanents parvient à un accord dans les jours qui viennent, il sera possible pour l'UE d'adopter son mandat de négociation à temps pour le présenter lors du Conseil des ministres conjoint ACP-UE des 31 mai-1er juin à Lomé. 

Selon le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, qui s'exprimait devant la presse, la Hongrie est « très intéressée » à voir confier un mandat de négociation à la Commission européenne. 

Les attentes formulées par son gouvernement portent sur trois points : « que le chapitre migration reflète la réalité », qu'il soit « équilibré pour montrer que la migration illégale est une menace pour la sécurité en Europe, comme cela a été prouvé » et qu'il « stipule clairement que l'objectif, s'agissant de la migration irrégulière, est d'y mettre un terme ». 

Ce langage est inacceptable pour de nombreuses délégations attachées à ne pas modifier le langage de l'UE sur la migration. (Aminata Niang)

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