login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12020
ACTION EXTÉRIEURE / Balkans occidentaux

Un sommet pour se rapprocher de l’UE

L’Union européenne et les pays des Balkans occidentaux (Albanie, Ancienne République yougoslave de Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro et Serbie) se réunissent, jeudi 17 mai à Sofia, pour leur tout premier sommet depuis Thessalonique, en juin 2003, afin de renforcer les liens entre l’UE et la région. 

« C’est la première fois depuis 15 ans qu’il y a une réunion avec les partenaires de la région dans ce format », s’est réjoui un haut fonctionnaire européen, annonçant d’ores et déjà qu’un nouveau sommet serait organisé sous présidence croate, en 2020. 

Le sommet ne sera pas un sommet d’adhésion, ont répété à plusieurs reprises les dirigeants européens, ainsi, s’il sera l’occasion de reconfirmer la « perspective européenne » des six pays, il ne sera pas question d’adhésion, contrairement à la déclaration de Thessalonique qui la mettait en avant. Une façon de satisfaire les pays partenaires, sans pour autant froisser les États membres peu friands de l’adhésion ou qui ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo (Espagne, Grèce, Chypre, Roumanie, Slovaquie). Les questions liées à l’élargissement, notamment l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’ARYM et l’Albanie seront discutées lors du Conseil 'Affaires générales' et du Conseil européen de juin. 

« Il est important de se concentrer sur des questions d’importance mutuelle qui ne nécessitent pas d’attendre l’élargissement », a précisé ce haut fonctionnaire européen. Le sommet portera donc sur la connectivité, que ce soit en termes d’infrastructures (transport, énergie, numérique, économique) ou de relations humaines. Les dirigeants des pays des Balkans occidentaux devraient dans ce cadre signer une déclaration d’intention sur un agenda numérique pour les Balkans occidentaux, y compris un plan d’action pour baisser les frais d’itinérance. Les questions de sécurité, telles que le terrorisme, le crime organisé, la radicalisation et la migration illégale seront aussi au centre du débat. La déclaration finale comportera une annexe avec l’Agenda des priorités de Sofia, qui met en avant des initiatives sur l’État de droit, la sécurité, le développement économique, la connectivité et le numérique. 

Si les Européens se félicitent de la tenue d’un tel sommet, celui-ci sera marqué par l’absence du Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, en raison de la présence du Kosovo, que son pays ne reconnaît pas. « Jusqu’à présent, les informations que j’ai sont que, potentiellement, il n’y a qu’un seul chef d’État qui ne participera pas au sommet, mais le pays sera représenté, il s’agit de l’Espagne », a confirmé le haut fonctionnaire. Côté Balkans, si un doute a longtemps persisté sur la représentation serbe, c’est finalement le président Aleksandar Vučić qui sera présent. Le président kosovar, Hashim Thaçi, et les Premiers ministres macédonien, Zoran Zaev, albanais, Edi Rama, monténégrin, Duško Marković, et le membre de la présidence tripartite de Bosnie-Herzégovine, Bakir Izetbegović, seront aussi autour de la table. 

De même, la déclaration finale n’est pas commune entre les Vingt-huit et les Six, mais uniquement entre les Vingt-huit avec l’association des Six. « C’est la formule qui permet de préserver l’unité », a justifié le haut fonctionnaire. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
SOCIAL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES