login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12019
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Peu de progrès ont été faits dans les négociations depuis le sommet européen de mars, constatent les États membres

Très peu de progrès ont été réalisés depuis le Conseil européen du mois du mars dans les négociations du Brexit, a affirmé, lundi 14 mai, la ministre bulgare chargée des Affaires européennes, Ekaterina Zaharieva, rapportant le constat du négociateur de l’UE, Michel Barnier. 

Ce dernier a en effet informé dans la journée les ministres des Affaires européennes réunis en formation 'Article 50' de l’avancement des négociations et souligné à nouveau la nécessité pour Londres de réaliser des avancées substantielles d’ici au sommet européen du 29 juin. En mars, les Vingt-sept avaient accepté de lancer la deuxième phase, celle des futures relations, et fixé les termes de la période de transition prévue pour s'étaler entre avril 2019 et décembre 2020 (EUROPE 11988). 

« On attend des engagements intensifs dans les prochaines semaines », a indiqué la ministre bulgare, rappelant qu’il ne reste que 5 mois pour boucler l’ensemble des négociations. Or, sur l’Irlande comme sur la gouvernance et d’autres sujets de séparation, des thèmes qui relèvent de la première phase des négociations dans l'accord de retrait, « il faut des progrès substantiels », a-t-elle ajouté. 

« Il faut plus de sécurité et de prédictibilité des deux côtés », a-t-elle encore dit. Observant que les deux parties « essaient vraiment » de trouver une solution sur l’Irlande, la ministre a encore appelé les négociateurs à intensifier leurs travaux pour arriver à une solution sans frontière physique sur l'île. 

Plus tôt dans la journée, en arrivant à Bruxelles, c’est le secrétaire d’État allemand aux Affaires européennes, Michael Roth, qui avait fait part de sa préoccupation quant au manque de clarté dans les intentions britanniques. « On attend quelque chose de substantiel », avait dit le ministre. 

Lundi matin, le négociateur de l’UE avait rencontré le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney. Le gouvernement irlandais a expliqué ces derniers jours qu’il ne s’opposerait pas à un modèle de partenariat douanier envisagé par Londres, qui maintiendrait le Royaume-Uni dans une sphère étroite avec le reste de l’UE. Mais l’idée de partenariat douanier (‘customs partnership’) lancée le 2 mars par Theresa May se heurte à des difficultés au sein du gouvernement britannique. 

Les ministres des Affaires européennes doivent refaire le point sur les négociations le 26 juin à Luxembourg. (Solenn Paulic)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE