login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11964
Sommaire Publication complète Par article 25 / 30
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Londres veut rester associé aux instruments européens de lutte contre le terrorisme ou la grande criminalité

Le Premier ministre britannique, Madame Theresa May, s’est prononcé pour un partenariat de sécurité avec l’UE après 2019, samedi 17 février lors de la conférence sur la sécurité de Munich. 

Mme May a notamment assuré que le Royaume-Uni, dans la coopération éventuelle avec certaines agences de l’UE actives dans la sécurité et la lutte contre le terrorisme, pourrait respecter les prescriptions de la Cour de justice de l’UE.

« Ce n'est pas une époque où nous pouvons permettre que notre coopération soit inhibée, que la sécurité de nos citoyens soit mise en danger par une concurrence entre partenaires, des rigidités institutionnelles et des idéologies bien ancrées », a lancé la responsable britannique. Selon elle, Européens et Britanniques « ne peuvent pas reporter cette discussion » et doivent « urgemment mettre en place un traité pour protéger tous les citoyens européens ». « Nous devons faire ce qui est le plus utile, le plus pragmatique pour assurer notre sécurité collective », a-t-elle ajouté.

Mme May a expliqué, notamment, que la fin d’une participation du Royaume-Uni à Europol ou au mandat d’arrêt européen entraverait sérieusement le travail contre le terrorisme ou la criminalité organisée.

« Il y a déjà dans d'autres domaines, comme le commerce, des relations stratégiques entre l'UE et des pays tiers », a commenté Mme May, « et il n'y a aucune raison juridique ou opérationnelle qui empêcherait un accord dans le domaine de la sécurité intérieure ».

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, présent également à Munich, a assuré que les Européens n'étaient « pas en guerre » contre Londres et qu'ils souhaitaient conserver « ce pont de sécurité, cette alliance sécuritaire » avec les Britanniques, a rapporté l’AFP. Mais, « je ne veux pas qu’on jette dans une seule casserole les questions de politique de sécurité et les questions commerciales », a-t-il ajouté, refusant que les Européens fassent l’objet d’un chantage sur la sécurité. Un avertissement qu’a déjà lancé par le passé Michel Barnier, le négociateur de l’UE pour le Brexit.

Lundi 19 février, le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a réitéré la disponibilité de la Commission à travailler avec Londres sur ces questions de sécurité. Mais dans l’immédiat, celle-ci se concentre sur les pourparlers relatifs à la phase de transition post-Brexit et à la finalisation du texte de l’accord de retrait. (Solenn Paulic)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
INSTITUTIONNEL
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE