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Bulletin Quotidien Europe N° 11964
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

L'Eurogroupe adoube M. de Guindos pour la vice-présidence de la BCE après le retrait de M. Lane

Le ministre espagnol des Finances, Luis de Guindos, a été choisi par ses pairs de la zone euro pour assurer la fonction de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), lundi 19 février, après que son seul et unique rival, le banquier central irlandais Philip Lane, s'est retiré de la course.

« Je défendrai l'indépendance de la BCE », a promis M. de Guindos après l'annonce officielle du soutien de l'Eurogroupe. Remerciant ses homologues pour leur soutien, il a indiqué qu'il présenterait dans les jours à venir sa démission de sa fonction ministérielle.

M. de Guindos partait favori à la succession du Portugais Vitor Constâncio (EUROPE 11962), dont le mandat s'achèvera fin mai. Le retrait de la candidature de M. Lane, annoncé par le ministre irlandais des Finances, Paschal Donohoe, à son arrivée à la réunion de l’Eurogroupe, a tué tout suspense. M. Donohoe a justifié ce choix par la nécessité que la décision relative au futur vice-président à la BCE soit « prise par consensus ». L'Irlande se positionnerait dès lors pour la fonction d'économiste en chef de la BCE, occupée actuellement par Peter Praet.

Le futur vice-président de la BCE était soutenu par la France et l'Allemagne. Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, avait notamment affirmé à son arrivée que M. de Guindos avait « toutes les compétences » pour son futur rôle. De son côté, le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a salué un « homme compétent », à même de « faire valoir son expérience dans ses nouvelles fonctions ».

Même si M. de Guindos partait favori, la commission ‘affaires économiques et financières’ du Parlement européen avait, jeudi 15 février, exprimé sa préférence pour M. Lane (EUROPE 11962). D'après Pervenche Berès (S&D, française), la nomination de M. de Guindos, ministre en exercice, « pourrait créer un conflit d'intérêts et affaiblir l'indépendance » de l'institut monétaire. Les députés avaient également regretté qu’aucune candidate n’ait été proposée, dans un souci d’égalité de genre au sein du directoire de la BCE.

Lors du Conseil Ecofin, les ministres adopteront, mardi 20 février, une recommandation formelle à l’attention du Conseil européen. Après une nouvelle audition de M. de Guindos par les députés européens, celui-ci sera formellement désigné en mars vice-président de la BCE par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE. Son mandat commencera début juin.

Place désormais à la course à la succession de Mario Draghi à la tête de la BCE, le mandat de l'Italien expirant fin octobre 2019. (Lucas Tripoteau)

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