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Bulletin Quotidien Europe N° 11964
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Nous devons améliorer le marché de la défense, martèle M. Juncker

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a souligné à plusieurs reprises, samedi 17 février, la nécessité d’améliorer le marché de la défense européenne.

« Nous devons simplifier et améliorer le système de marché », a-t-il expliqué lors de son discours à la conférence sur la sécurité de Munich. « Nous devons rendre la politique de défense européenne, et en particulier les marchés (procurement), plus efficaces », a-t-il ajouté. Le président de la Commission a rappelé qu’il y avait 178 types d’armes, 20 types d’avions et 17 types de tanks en Europe ; quand les Américains en ont respectivement 30, 6 et 1 seul. Il a ajouté que 80 % de la recherche militaire se déroulait à un niveau exclusivement national et que ce pourcentage montait à 90 % pour les acquisitions.

M. Juncker est revenu sur les inquiétudes américaines d’une substitution de l’OTAN par l’UE (EUROPE 11963). « Je lis - non sans étonnement - que certains, de l'autre côté de l'Atlantique, imaginent maintenant que l'UE devienne trop indépendante en matière de défense et de sécurité. Oui, nous voulons nous émanciper. Mais nous ne nous émancipons pas contre l'OTAN, ni contre les États-Unis », a-t-il voulu rassurer, ajoutant que, pendant des années, les Américains s’étaient plaints que l’UE ne faisait pas assez pour sa propre défense. « Nous faisons plus parce que nous devons faire plus. Nous ne pouvons pas compter uniquement sur les alliés. Nous devons et voulons faire quelque chose nous-mêmes pour protéger nos intérêts de sécurité », a-t-il ajouté.

Le président de la Commission a également, de nouveau, appelé à la fin de l’unanimité dans le processus décisionnel concernant la politique étrangère et de défense. « Si nous voulons agir dans la politique internationale, nous devons simplifier et unifier nos processus de prise de décision », a-t-il expliqué. Selon M. Juncker, « cette unanimité, cette contrainte d'unanimité nous empêche d’interagir dans la politique internationale ». « À maintes reprises, nous réalisons que nous ne sommes pas capables de décisions consensuelles et unanimes », a-t-il ajouté, citant comme exemple la question de Jérusalem, les problèmes de la mer de Chine méridionale ou les droits de l'homme en Chine. (Camille-Cerise Gessant)

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