login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11920
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Tollé autour du refus de l'Argentine d'accréditer des membres de la société civile à la conférence OMC

La décision du gouvernement argentin de refuser l'accès de la conférence ministérielle de l'OMC, du 10 au 13 décembre à Buenos Aires, à plusieurs représentants de syndicats et d'ONG, suscite un tollé dans les milieux progressistes européens et mondiaux, mercredi 6 décembre.

Au nom du groupe des socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen, dont il est vice-président, et du Forum progressiste mondial, réseau international promu par le Parti socialiste européen pour développer un agenda mondial progressiste, l'Espagnol Enrique Gerrero Salo a appelé le gouvernement argentin, mardi 5 décembre, « à revoir sa décision et à assurer la participation démocratique de tous les représentants de la société civile et des travailleurs » à la conférence OMC.

« Nous estimons que, pour obtenir de bons résultats à la conférence et une plus grande légitimité des décisions qui y seront prises, il est essentiel d'impliquer toutes les parties prenantes et d'avoir un dialogue transparent », a insisté M. Guerrero Salo.

« En empêchant la société civile de participer à la conférence, la légitimité des négociations à l'OMC est remise en question », a fait valoir, mercredi 6 décembre, l'ONG écologiste mondiale Les Amis de la Terre, dont deux experts ont vu leur accréditation à l'événement suspendue.

« Les accords commerciaux ont une incidence sur notre quotidien, ce que nous mangeons et l'énergie que nous consommons. Ils ne peuvent pas être conclus derrière des portes closes. Nous avons besoin de plus de participation publique dans les politiques commerciales, pas moins », insiste l'ONG.

Les Amis de la Terre dénonce les listes noires du gouvernement du président argentin, Mauricio Macri, « qui révèlent le véritable visage de son gouvernement néolibéral, favorable aux entreprises et au service de 1% de la population argentine et qui tente de faire taire la voix de la société civile ». 

En outre, l'ONG juge cette décision du gouvernement argentin « inquiétante » à la veille du passage de témoin de présidence du G20 de l'Allemagne à l'Argentine. (Emmanuel Hagry)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
ADDENDUM