L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a lancé, mercredi 11 octobre, un appel en faveur de la tenue d’un quatrième sommet du Conseil de l’Europe afin de « préserver et renforcer le projet paneuropéen dans une Europe qui a profondément changé depuis 2005 », date du dernier sommet organisé à l’époque à Varsovie.
Un nouveau sommet des chefs d’État et de gouvernement des 47 pays membres du Conseil de l'Europe devrait définir « le rôle que le COE devrait jouer dans l’architecture politique européenne et traiter des questions en suspens concernant ses relations avec l’Union européenne ».
Il devrait aussi permettre aux deux organes statutaires du COE – le Comité des ministres et l’APCE – de « s’engager dans une procédure visant à harmoniser les règles régissant la participation et la représentation des États membres ».
Actuellement, il y a une « incohérence » dans la composition de ces deux instances puisque la Fédération de Russie continue de siéger au Comité des ministres alors que sa délégation déserte depuis trois ans l’hémicycle de l’APCE suite aux sanctions infligées à ses membres après l’annexion de la Crimée. Cette situation « nuit à l’impact global de l’organisation en tant que gardienne des droits de l’homme et de la démocratie sur l’ensemble du continent ».
Le rapport du socialiste italien, Michele Nicoletti, sur lequel se fonde l’appel à un nouveau sommet, rappelle que, lors de sa venue à Strasbourg le 10 octobre 2016, l’ancien président français, François Hollande, avait proposé d’organiser un tel événement à Strasbourg, en 2019, à l’occasion du 70ème anniversaire du COE.
« L’invitation tient-elle toujours ? », demande le rapporteur en tablant sur le « profil pro-européen » d’Emmanuel Macron. (Véronique Leblanc)