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Bulletin Quotidien Europe N° 11883
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EMPLOI / Emploi

La situation de l’emploi progresse au sein de l’UE, selon une étude de la Commission européenne

L’emploi au sein de l’Union aurait atteint un niveau supérieur à celui d’avant la crise et les rémunérations seraient en hausse dans pratiquement tous les États membres, selon le rapport consacré à l’évolution du marché du travail en Europe, publiée par la Commission européenne vendredi 13 octobre. Mais la précarisation de l’emploi continue de progresser.

La Commission rapporte que plus de 235 millions de personnes auraient un emploi au sein de l’Union européenne, un niveau supérieur à celui enregistré avant la crise de 2008. En 2016, le niveau de l’emploi au sein de l’UE était de 66,6% et de 65,4% parmi les dix-neuf membres de la zone euro. Parmi ceux affichant les taux les plus flatteurs, citons la Suède (76,2%), le Danemark (74,9%), les Pays-Bas (74,8%) ou encore l’Allemagne (74,7%). La Grèce (52%), la Croatie (56,9%) ou encore l’Italie (57,2%) souffrent en revanche d’un taux d’emploi parmi les plus faibles.

De même, le chômage continue de reculer et s’établissait à 7,7% en juillet 2017 (9,1% dans la zone euro). En outre, il serait plus facile pour les chômeurs de trouver un emploi. Le chômage de longue durée serait tombé à 4% en 2016 au sein de l’Union (5% au sein de la zone euro), soit 1,5% au-dessus du niveau d’avant la crise de 2008 (2% pour la zone euro). 

Le rapport note une augmentation « modeste » des rémunérations de 1,2 % dans la zone euro et une hausse générale dans quasiment tous les États membres avec une forte progression dans les États baltes, la Hongrie et la Roumanie (environ 5%), un signe de convergence des rémunérations dans l’ensemble de l’Europe, selon l’institution. Une analyse que ne partageaient toutefois pas les syndicats dans une étude publiée fin août (EUROPE 11851).

La hausse des salaires reste modérée, selon le rapport, et ceci s’expliquerait notamment par une inflation faible, une croissance de la productivité faible et des réserves de force de travail importantes. Les auteurs du rapport indiquent qu’il existe un risque que la croissance faible des salaires ralentisse l’inflation et rende l’absorption des personnes sans emploi plus difficile.

La différence des conditions de travail entre travailleurs continuerait à augmenter, avec un recours accru aux contrats dits « atypiques », aux travailleurs intérimaires et non-salariés qui sont, de par leur statut, moins protégés que les autres et pour lesquels les rémunérations restent nettement inférieures. Une situation peu souhaitable, à en croire le rapport, car cette tendance aurait pour effet de fragmenter le marché du travail, provoquant un manque d’investissement dans le capital humain, une croissance de productivité faible ainsi que des paiements tout aussi faibles. En outre, l’étude souligne qu’à un niveau macro-économique, une situation d’emploi moins stable rend les revenus à la consommation plus volatils, réduisant d’autant plus les capacités de stabilisation de l’économie pendant les périodes de récession.

Une tendance que veut juguler la commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, qui, commentant les résultats, compte « moderniser les règles relatives aux contrats de travail et à la protection sociale pour améliorer les conditions de vie et de travail dans l'ensemble de l'Union » grâce à l'adoption du socle européen des droits sociaux, qui devrait avoir lieu lors du Conseil ‘Emploi et Politique sociale’ (EPSCO) du 23 octobre prochain (EUROPE 11828). (Pascal Hansens)

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