Les ministres des Affaires européennes de l'UE feront le point, mardi 17 octobre à Luxembourg, sur les négociations menant à la sortie de l'UE du Royaume-Uni et prépareront la tenue du Conseil européen des 19 et 20 octobre.
Les ministres passeront en revue le projet de conclusions du Conseil européen qui sera soumis aux vingt-huit chefs d'État ou de gouvernement. Figurent parmi les sujets qui seront abordés : la réponse européenne au défi migratoire, la politique numérique après le sommet informel de Tallinn (EUROPE 11873), la défense et les relations de l'UE avec des pays tiers comme la Turquie ou l'Iran.
Lors du sommet, le président du Conseil européen, Donald Tusk, présentera aux dirigeants un projet de feuille de route déclinant les priorités thématiques d'action à vingt-huit et le calendrier de mise en place d'ici aux élections européennes du printemps 2019 (EUROPE 11873). La coopération permanente structurée en matière de défense, l'approfondissement de l'Union économique et monétaire et, potentiellement, la taxation des géants du secteur numérique seront évoqués, sachant que la Commission européenne ne soumettra plus de propositions législatives à la fin du printemps 2018.
Dans le cadre de leur échange de vues annuel sur l'État de droit, les ministres évalueront les défis spécifiques au pluralisme des médias à l'ère numérique. Selon une note de la Présidence estonienne du Conseil, les plateformes numériques facilitent, certes, la participation à la vie démocratique, mais « la prolifération d'informations imprécises et fausses à travers les médias sociaux et Internet peut affecter de manière négative la confiance dans les médias et la qualité du débat politique », ajoute le texte.
Brexit. À vingt-sept, les ministres feront le point sur les discussions menant au Brexit qui achoppent toujours sur la question du solde budgétaire de sortie du Royaume-Uni (voir autre nouvelle). Les leaders européens ne devraient pas considérer suffisants les progrès réalisés dans les négociations pour décider d'entamer des négociations sur les relations futures avec le Royaume-Uni. Ils pourraient ouvrir la voie à des discussions sur une période de transition dont souhaitent disposer les Britanniques après le Brexit prévu fin mars 2019.
Tant qu’on est dans la première phase des négociations, il ne peut y avoir de discussions sur autre chose que les trois questions du divorce, mais cela n’empêche pas de se préparer a vingt-sept sur la suite, a estimé un diplomate.
Les discussions se poursuivront sur la relocalisation dans l'UE de l'Agence européenne des médicaments (EMA) et de l'Autorité bancaire européenne (EBA) (EUROPE 11874), une décision ministérielle devant être prise en novembre. Si on est un pays candidat, on s'attribue le maximum de points lors du vote, a indiqué ce diplomate, pour qui les pays non candidats sont en train de passer des accords. (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant)