La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a prévenu, lundi 11 septembre dans la soirée, que l’Union européenne ne reconnaissait pas les élections, notamment celle du gouverneur, qui se sont tenues à Sébastopol, en Crimée, dimanche 10 septembre, en parallèle des élections régionales et locales en Fédération de Russie. Des élections partielles ont aussi eu lieu pour la ville et pour l’Assemblée législative de Sébastopol.
« L'UE n'a pas reconnu l'annexion illégale de Crimée et Sébastopol par la Fédération de Russie et ne reconnaît donc pas la tenue d'élections dans la péninsule de Crimée », a précisé la porte-parole dans un communiqué. Elle a expliqué que « toute personne élue dans la péninsule de Crimée prétendant ‘représenter’ la Crimée et Sébastopol ne serait pas reconnue comme représentant de ces territoires, qui sont ukrainiens ». L’UE pourrait prendre des sanctions à l’encontre de ces personnes, a précisé une source à EUROPE, comme ce fut le cas pour les élus de la Douma russe en Crimée (EUROPE 11664). Dmitry Ovsyannikov a été réélu au poste de gouverneur avec plus de 71% des voix.
L’UE appelle à la libération d’un vice-président du Mejlis
Par ailleurs, dans un autre communiqué, la porte-parole du SEAE a une nouvelle fois appelé, lundi 11 septembre dans la soirée, à la libération d'Akhtem Chyigoz, vice-président du Mejlis, l’Assemblée des Tatars de Crimée. Il a été condamné par la ‘Cour suprême’ de Simferopol, lundi 11 septembre, à 8 ans de prison pour avoir « organisé des perturbations de masse » en février 2014.
La porte-parole a ajouté que l’UE s’attendait à ce que les accusations portées contre un autre vice-président du Mejlis, Ilmi Umerov, soient immédiatement abandonnées. « L'interdiction des activités du Mejlis et la persécution de ses dirigeants constituent des violations graves et inacceptables de leurs droits », a rappelé la porte-parole.
« Nous réitérons notre position de longue date selon laquelle tous les citoyens ukrainiens détenus illégalement dans la péninsule de Crimée et dans la Fédération de Russie doivent être libérés immédiatement », a-t-elle ajouté. (Camille-Cerise Gessant)