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Bulletin Quotidien Europe N° 11860
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / CorÉe du nord

Les députés souhaitent que l’UE joue un rôle actif dans les discussions diplomatiques pour régler la crise

De nombreux députés européens ont appelé, mardi 12 septembre, l’Union européenne à jouer un rôle actif dans des négociations avec la Corée du Nord en vue de dénucléariser la péninsule coréenne.

« On doit intensifier les efforts diplomatiques pour convaincre Pyongyang d’abandonner les essais nucléaires et les programmes balistiques. L’UE pourrait développer une politique plus proactive et prendre, avec la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis les mesures qui s’imposent », a expliqué, au nom du PPE, l'Allemand David McAllister, également président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, lors d'un débat en session plénière. Selon lui, l’accord obtenu sur le programme nucléaire iranien « peut être un modèle à utiliser pour aller de l’avant ».

Plusieurs de ses collègues ont partagé son avis. « Il faut que nous ayons des négociations semblables à celles avec l’Iran, avec l’Union européenne en tant que médiatrice, et en impliquant la Russie et la Chine », a ajouté l’Italien Fabio Castaldo, pour l’ELDD. La Belge Hilde Vautmans, pour l'ADLE, a espéré que l’UE aurait la « patience » et la « détermination » pour aborder la situation en Corée du Nord de la même manière que pour le dialogue avec l’Iran.

Le S&D slovaque Boris Zala a estimé que l’UE pourrait être « le chaînon manquant » pour les discussions, car elle possède à la fois la distance et la crédibilité nécessaires. « On peut voir que, si on travaille ensemble de manière effective, comme ce fut le cas dans la coopération sur l’accord nucléaire iranien, la dénucléarisation de la péninsule coréenne est bien sûr possible », a ajouté pour le S&D Victor Boştinaru (roumain).

Forte du soutien des députés, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a précisé que l’UE allait s’efforcer de conserver l’unité internationale et de travailler avec tous ses partenaires, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie, sur la façon d’ouvrir les canaux diplomatiques. « Quand je parle de canaux, je parle d’un mécanisme de médiation, de pourparlers diplomatiques qui pourraient garantir des discussions crédibles. Il faut instaurer les conditions pour que des négociations crédibles et riches de sens » aient lieu, a-t-elle expliqué. Tout en rappelant la « compétence » et le « savoir-faire » acquis par l’UE dans les négociations avec l’Iran, Mme Mogherini a expliqué qu’il s’agissait de deux situations différentes, car un élément « essentiel » manquait à l’heure actuelle pour discuter : « la volonté politique » de la part de Pyongyang. Selon elle, si cette volonté existe, des négociations seront possibles même si elles « prendront beaucoup de temps ».

Comme de nombreux députés européens, Mme Mogherini a salué l’adoption, lundi 11 septembre, d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité des Nations Unies (UNSC), résolution qui impose de nouvelles sanctions à l'encontre de la Corée du Nord. « L’UNSC a fait ce qui est juste pour renforcer la pression sur la Corée du Nord tout en demandant une solution politique à la crise avec un dialogue politique réel », a-t-elle expliqué, ajoutant aussi avoir demandé que l’UE adopte de nouvelles mesures autonomes.

Les nouvelles sanctions onusiennes portent, entre autres, sur un embargo progressif sur le pétrole et sur une interdiction d'importer le textile nord-coréen. (Camille-Cerise Gessant)

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