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Bulletin Quotidien Europe N° 11760
ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

La France assure qu'elle n'est pas un obstacle aux négociations de libre-échange avec l'UE

En visite en Argentine et au Brésil en fin de semaine dernière, le ministre français de l'Économie, Michel Sapin, a assuré que la France n'était pas un obstacle aux pourparlers de libre-échange UE/Mercosur, assurant vouloir les voir avancer malgré les difficultés.

« Le message que je fais passer, c'est que la France n'est pas un obstacle. Je sais qu'ici on dit souvent que la France est un des pays qui fait obstacle au bon déroulement de ces négociations, compte tenu de l'importance du secteur agricole, mais le Brésil et l'Argentine sont des pays qui avaient l'habitude d'être très fermés aussi sur eux-mêmes, y compris dans le domaine industriel », a déclaré M. Sapin, lors d'une rencontre avec la presse, samedi à Buenos Aires.

M. Sapin a indiqué que le deuxième round des pourparlers UE/Mercosur, du 20 au 25 mars à Buenos Aires, s'était « bien passé », même s'il a reconnu que ces discussions étaient « difficiles ».

« La France souhaite vraiment qu'on avance, aussi par rapport à un problème plus global », a-t-il affirmé, en référence aux velléités protectionnistes du président américain, Donald Trump. « Dans un moment où la plus grande économie mondiale a des mots, des attitudes de repli sur soi, d'isolationnisme, le reste du monde a intérêt à montrer que le dialogue et l'ouverture sont utiles : cela peut être la meilleure réponse à l'administration américaine », a-t-il insisté.

Fin mars, le deuxième round des négociations pour un accord d'association entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) a permis aux parties d'avoir un texte de négociation commun dans chaque chapitre du volet commercial de l'accord et notamment de s'accorder sur le chapitre sur la politique de la concurrence (EUROPE 11755).

Les parties ont prévu de se retrouver en juillet à Bruxelles. Une réunion intersessions sur le volet commercial se tiendra fin mai à Buenos Aires.

La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a fait état, le 23 mars, de « beaucoup de progrès » dans ces négociations, précisant que l'objectif était d'avoir un accord politique d'« ici fin 2017 ».

Ces discussions sont toutefois freinées par les réticences de lobbys agroalimentaires européens qui espèrent limiter l'entrée de viandes sud-américaines après le scandale sanitaire de la viande avariée au Brésil (voir autre nouvelle). (Emmanuel Hagry)

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