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Bulletin Quotidien Europe N° 11760
ACTION EXTÉRIEURE / YÉmen

Les Européens appellent à un accord urgent sur la cessation des hostilités

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont demandé, lundi 3 avril, à toutes les parties au conflit au Yémen de « se mettre d'accord de toute urgence sur une cessation des hostilités » surveillée par les Nations Unies.

Cette cessation serait la « première étape vers la reprise des pourparlers de paix » menés sous l'égide des Nations Unies, expliquent les ministres dans leur communiqué. Pour faciliter le retour à la voie politique, il sera essentiel de mettre en œuvre des mesures visant à instaurer un climat de confiance, ajoutent les ministres.

« Cela ne doit pas devenir une crise oubliée (…) Politiquement, elle entre dans une impasse que nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir », a expliqué la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, devant la presse. Ainsi, le Conseil demande aux parties au conflit de répondre aux efforts de l’ONU en vue de parvenir à une reprise des négociations, de manière « flexible et constructive, sans condition préalable, et de mettre pleinement en œuvre, sans délai, toutes les dispositions des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Les Européens sont prêts à « redoubler d'efforts pour appuyer les actions » de l’ONU pour tenter d'aboutir à un règlement politique de la crise, « en proposant ses bons offices aux parties afin que les hostilités cessent et que des négociations soient engagées », ajoutent les ministres. Interrogée par EUROPE, Mme Mogherini a expliqué que « l’UE n’était pas seulement un donateur de premier plan, mais aussi un acteur qui avait la confiance des différents acteurs régionaux impliqués dans le conflit, ce qui (lui) donnait une possibilité de faciliter, peut-être, une compréhension, un terrain commun pour une solution non militaire à la crise ».

Les acteurs internationaux et régionaux doivent « coopérer de manière constructive avec les parties en présence » pour « permettre une désescalade du conflit et un règlement négocié qui respecte l'indépendance, l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Yémen », ajoutent les ministres. L’embargo ciblé sur les armes, imposé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, doit être pleinement mis en œuvre, ajoutent les ministres, qui rappellent que les règles énoncées dans la position commune 2008/944 sur les exportations d'armes s'appliquent strictement. 

L'UE s'alarme également des conséquences de la guerre au Yémen pour la stabilité de la région, alors que « la guerre a créé un terreau fertile pour les organisations criminelles et terroristes ». « Il importe en particulier que l'ensemble des parties au conflit agisse avec détermination contre ces groupes », rappellent les ministres.

Face à une situation humanitaire « catastrophique », les chefs de la diplomatie rappellent « l'urgente nécessité de lever les obstacles (…) qui empêchent la fourniture d'une aide vitale, et de faciliter (…) l'acheminement rapide et sans entrave d'une aide humanitaire impartiale et fournie sans aucune distinction de caractère défavorable ». Ainsi, il est essentiel que tous les ports maritimes – notamment celui d’Hodeida - restent accessibles, soulignent les ministres, qui demandent la réouverture de l’aéroport de Sanaa. Prêts à intensifier leur aide humanitaire, l’UE et les États membres soulignent à nouveau la nécessité de coordonner l’action humanitaire sous l'égide des Nations unies et demandent à tous les pays de répondre aux besoins humanitaires. (Camille-Cerise Gessant)

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