Un rapport du Forum euroméditerranéen des sciences économiques (FEMISE) identifie les éléments qui déterminent les performances à l’exportation des pays de la région MENA/Moyen-Orient en comparant les performances de deux pays dont le commerce est considéré comme le plus dynamique : la Turquie et Israël.
« L'objectif principal de cet article est de vérifier si, dans ces pays sélectionnés, la transition des entreprises (vers des économies de marché mondialisées) est terminée ou pas encore », annonce l’étude financée par l’Union européenne et rédigée par l’Université de Varsovie et l'Université hébraïque de Jérusalem. En outre, l'étude « compare le comportement à l'exportation » de ces entreprises à celui d'entreprises d'Europe centrale et orientale.
Première conclusion : « il existe de nombreuses similitudes, en termes de transition », entre les deux zones voisines de l’Europe. Toutefois, en termes de progrès, celles de l’Est avancent plus rapidement (évolution comparée à des performances d’entreprises similaires européennes). « Si l'objectif des gouvernements MENA est d'améliorer (leurs) performances à l'exportation, la lutte contre la corruption ne semble pas les y aider beaucoup. Une politique de privatisation des entreprises, comme celle pratiquée après 1989 dans les PECO, ne contribuera pas beaucoup à améliorer les résultats, peut-être à l'exception de l'Égypte ».
Ces différences se rétrécissent avec l’ancienneté des entreprises. En clair : le temps et l’expérience travaillent pour plus de performance et davantage de résultats, laissent entendre les auteurs.
Deux idées notamment sont proposées : agir par le biais d’intermédiaires, plus efficaces, et diversifier la gamme de produits à exporter. Et aussi, miser sur l’innovation. (Fathi B’Chir)