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Bulletin Quotidien Europe N° 11735
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ACTION EXTÉRIEURE / MontÉnÉgro

La montée du populisme est le défi le plus important pour l’unité de l’UE, selon M. Darmanović

Le ministre des Affaires étrangères monténégrin, Srdjan Darmanović a estimé, lundi 27 février, que la montée du populisme sur l’ensemble du continent européen, que ce soit dans les Balkans occidentaux ou au sein de l’UE, était sûrement le plus grand défi que connaissait l’Union pour son unité depuis sa création.

« Nous nous faisons du souci à propos de la montée du populisme sur le continent. Nous sommes tous dans le même bateau, c’est probablement le défi le plus important pour l'unité de l’UE depuis le début de ce grand projet qu’est l’UE », a-t-il expliqué aux députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Selon lui, les élections à venir cette année dans certains pays « très importants », aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, puis en Italie l’an prochain, « auront un impact décisif pour l’idée, l’âme et la forme de l’idée européenne et le résultat des élections sera décisif pour toute l’Union dans un futur proche ». Alors que l’élargissement est souvent utilisé comme un argument contre l’UE, le ministre a estimé que la politique d’élargissement était « le meilleur moyen pour lutter contre le populisme et la tendance anti-Union européenne ». « L’Union va devenir plus large et aussi plus forte », a-t-il expliqué, ajoutant que, si elle n'intègre pas les Balkans occidentaux, l’Europe ne sera jamais stable.

Le chef de la diplomatie monténégrin est aussi revenu sur la situation de son pays, candidat à l’adhésion. Le Monténégro est le pays le plus avancé dans les négociations d’adhésion, avec 26 chapitres ouverts sur 35. « Le nouveau gouvernement va maintenir l’engagement du pays quant à son intégration dans l’OTAN et dans l’UE », a expliqué le ministre, ajoutant que ces intégrations étaient une priorité en termes de politique étrangère. « Nous nous concentrons sur la qualité de la réforme plutôt que sur la rapidité de sa mise en œuvre », a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi souligné que l’enquête sur la tentative de coup d’État dans le pays était toujours en cours. Selon lui, si la Serbie et les membres de l’OTAN ont aidé le pays dans sa tentative d’emmener les personnes responsables devant la justice, ce ne fut pas le cas de la Russie, qui n’a pas voulu aider dans l’enquête. M. Darmanović a estimé que son pays était pris entre plusieurs intérêts internationaux différents. « Nous comprenons que la Russie ne voit peut-être pas d’un bon œil l’élargissement aux Balkans, mais nous avons nos propres intérêts et nous devons les préserver », a-t-il souligné. Le ministre a espéré qu’une fois que son pays sera dans l’OTAN, « les pressions internationales vont diminuer et nous serons plus disponibles pour d’autres processus d’adhésion ». (Camille-Cerise Gessant)

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